Les poissons dorment-ils ?

L’état physiologique naturel et normal du sommeil de l’être humain se caractérise par la diminution quasi totale de la vigilance et du tonus musculaire. A cela s’ajoutent, pour d’autres êtres vivants, l’arrêt de la respiration ainsi que de la circulation du sang. 

A l'endormissement, chez les humains, les pensées conscientes s’évacuent peu à peu et les mouvements volontaires s’arrêtent. Seules quelques secousses ou sursauts,  appelés myoclonies, peuvent survenir à l’endormissement. Les paupières demeurent closes, isolant par leur opacité  de tout  stimulus visuel extérieur. Il en de même des mammifères.

Quant au  poisson, qui n’a pas de paupières ... sauf certains dont une membrane est destinée à protéger les yeux de blessures éventuelles, dort-il vraiment ? Le fait-il comme nous ?

S’il vit dans les rochers, comme le poisson-chat, il « dort » en demeurant immobile, parfois posé contre la pierre,  mais toujours attentif à toute attaque.

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Image : seafootage.com

Certains se posent sur leur queue, debout, les yeux  ouverts puisque sans paupières,  et détalent à la moindre agitation de leur environnement.

Afin de se protéger, puisque leur vigilance est amoindrie, quelques-uns, tels les poissons-perroquets, secrètent un mucus qui les enveloppe d’un nuage semi-opaque atténuant leur odeur tout en leur permettant de s'échapper sans être vus.

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Quant à la raie, sa forme lui permet de plonger et s'aplatir sous le sable tandis que d’autres changent de couleur pour se fondre dans la nature de leur cachette.

Et le poisson-clown se prend d'affection pour les anémones de mer dans les bras desquelles il se dissimule pour somnoler.

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Mais un poisson de haute mer  dort-il aussi puisqu’il ne cesse de nager même si, par moments, c’est tout de même un peu moins vite ? Il ne s'immobilise jamais. En effet, il doit bouger en permanence pour oxygéner ses branchies. C’est le cas du requin. 

A l’évidence, pendant ces périodes de pseudo-sommeil, l'activité cérébrale des poissons (bien différente de celle des humains) ainsi que leur rythme cardiaque ralentissent considérablement, ce qui déclenche une phase de repos et de récupération. 

Et lorsque un banc de piscidés de rivières (ou non) vire de bord instantanément et sans cause apparente, il ne dort sans doute pas (en groupe) mais répond  aux règles de la synchronicité  !

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