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Alliance amérindienne.

 

Alliance amérindienne.

 

Depuis toujours les hommes ont éprouvé le besoin de sceller de manière concrète un contrat, une décision importante, une alliance. C’est ainsi que la Cathédrale de Chartres (28.000) possède, dans son Trésor, deux témoins d'une alliance passée au 17è siècle (entre 1674 et 1703) entre la Première Nation amérindienne* et la France.

 

Image : wikipedia.fr

Cathédrale de Chartres.

Début de construction 1194.

 

Des « cadeaux » sont envoyés au Clergé de Chartres par vaisseaux qui, en retour, rapportent d’autres objets destinés à partager une telle alliance. Ce sont une statue de la Vierge en argent, des chemises argentées et des reliques que conserve le  Canada.

 

Ainsi la tribu des Abenakis** et celle des Hurons-Wendat *** réunies offrent aux dignitaires religieux français deux ceintures  constituées de lanières en cuir sur lesquelles sont enfilées des perles en verre blanches et noires alternant avec des perles en coquillage, violettes et blanches. Les bordures de ces parures artisanales sont incrustées de piquants de porc-épic, vraisemblablement symboliques. L’ensemble dessine des inscriptions en alphabet amérindien et dédiées à la Vierge Marie. Il comporte 11.000 perles représentant chaque membre de la tribu.

 

Image : culture.gouv.fr/

 

Ceintures en wapums

 

Objets artisanaux devenus objets d’art et d’archives diplomatiques et historiques extrêmement rares, objets religieux, objets témoins d’une alliance attestée par les manuscrits qui les accompagnent et compréhensibles après décryptage de l’alphabet.

 

C'est après avoir découvert, à la fin du 16è siècle, les ports de pèche où ils peuvent s'abriter  que les colons français, mais aussi britanniques, poursuivent plusieurs buts. Les missionnaires christianisent, les marchands rapportent des fourrures et du poisson tandis que d’autres, à la moralité douteuse, kidnappent hommes, femmes ou enfants pour les exhiber (ou les vendre) dans les cours européennes ou dans les foires.

 

 

 

Image : axl.cefan.ulaval.ca/

Carte de la Nouvelle France.

 

Néanmoins, pour s'établir durablement, des relations paisibles sont indispensables. Des alliances militaires et commerciales assurent une sécurité que le peuple Iroquois, guerrier par nature, a tendance à fragiliser dangereusement. Constitués en Confédération dès le 16è siècle pour assurer sa coexistence avec les voisins amérindiens, les Iroquois ont vite fait de les agresser.

Guerrier iroquois.

Archives de la Ville de Montréal -

Engraved by J. Laroque -

Jacques Grasset de Saint-Sauveur (France, 1757-1810)

 

C’est ainsi que d'autres tribus, dont les Algonquins****, en partie décimés par ces redoutables voisins, acceptent aisément la présence protectrice étrangère. Ils se  disent appartenir à la Nouvelle France, adoptent sa religion et bien souvent le mariage mixte. Un tel statu quo dure jusqu’en 1763, date où la  Nouvelle France est transférée à la Grande Bretagne.

 

* Les Amérindiens sont répartis sur un large territoire proche des Grands Lacs du Canada.

 

Image : fr.vikidia.org

Région des Grands lacs canadiens.

 

**  Avant la colonisation, la tribu des Abenakis occupe le territoire devenu Nouvelle Angleterre.

  • Image : messaje-ouest.fr

Abenaki.

*** Alliés des Abenakis, les Hurons-Wendat chassent l'original parce qu'il se déplace lentement.

 

Image : fr.wikipedia.org.

Huron-Wendat

par Cornelius Krieghoff - 1868.

 

**** Les Algonquins, qui sont nomades, partagent leur culture avec les Abenakis.

 

 

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