De la fraise à la cravate ...                     

 

Après que les soldats chinois du 3è s. avant J.C  aient porté un foulard autour du cou,  les légionnaires  romains et les orateurs arborent une petite écharpe nouée les protégeant du froid,  parfois appelée sudarium (recueillant la sueur). 

 

 

Après que les cavaliers croates de l’armée de Louis XIII se  soient parés d’une écharpe blanche utilitaire, le régiment de cavalerie légère de Louis XIV prend le nom de Royal-Cravates* - déformation de Hravt signifiant croate.

 

On voit ici deux cavaliers croates portant le Hravt rouge.

 

Après que la fraise ait mis en valeur le visage de l’homme (ou de la femme) « bien-né » du 16è siècle comme le montre ce portrait du duc de Guise,  la cravate apparait, semble-t-il, au début du 17è.  siècle.

 

La cravate a alors de beaux jours devant elle pour régner en maître de l’élégance, du conformisme, du sérieux et du respect accordé à l’interlocuteur. Imposée avec parfois une extrême rigueur durant des décennies, elle disparait peu à peu, obéissant aux idées actuelles de liberté vestimentaire qui laisse quelquefois  place au débraillé regrettable de certaines chemises. La recherche d’une nouvelle mode masculine moins conformiste mais néanmoins soignée se fait jour ...

 

La mode  est ainsi. Tout lasse. Tout passe.

 

*10è régiment de Cuirassés de l’Armée Française.

 

***

Type de contenu