Naissance de l'Homega.

 

 

 

 Naissance de l'Homega ...

 

" Non loin de Mourmansk la blanche, en plein Sahel arctique ... le teck massif de la lourde porte, fendu en mains endroits, se rétracte en craquements prémonitoires et, par une entaille meurtrière entre deux incisives de planches boucanées, s'engouffre un soleil chauffé à blanc dont une dague tranche le battant de son audace. La fournaise asphyxie ...

 

Deux femmes, déjà plus femmes ... les deux seules survivantes de l'heure solaire sur cette Terre-Soleil ... les yeux rétrécis comme des boutons de bottine vérolés par le brulot ... les socques rétractées sous la finesse des sagaies de leurs membres,  affichent  le modelé futuriste de leurs  corps, suggéré en son temps par un Giacometti visionnaire, minéralisé en ébène de cristal au cilice de l'insolite. ...  

 

 

Ainsi  sa sculpture est-elle présentée de manière suggestive (ou prémonitoire?) par le photographe Cartier-Bresson.                                                                                                                                                                                                                                            

 

"Dans le jardin ... plane le fantôme des roses de bois figées dans la magie du silence  qui plombe les cigarillos des feuilles d'arbres roulottées  ... tandis que s'entrouvre l'écorce, exposant le supplice d'une sève exsangue .

 

"… La roue flamboyante et céleste de l’astre royal illumine maintenant la steppe lapone de l’ocre brûlé d’un désert de mort. Vue de l’observatoire implanté sur l’un des cent cratères lunaires, la planète se meurt …

 

"Une femme, dont le cerveau allégé s’est fait pierre ponce, se recroqueville en convulsion d’un squelette desséché. Elle esquive mal la braise minérale qui foudroie la terre grenue. … La femme, déjà plus femme, s'engouffre dans un cône d’ombre des profondeurs de la terre où elle s’enfonce à tâtons … chemine et chemine aveuglément …

 

" ... observateur stupéfait d’une technologie enfouie dans les profondeurs de la terre en sauvetage éphémère d’une civilisation engloutie … sous le déclic du totalitarisme électronique. … Les milliers d'écrans hightech d'une intelligence perverse qui y sont plaqués clignotent d'impuissance ...

milliers d’écrans     

 

"… Au fil de son errance, au fil du temps qui n’est plus, la femme lèche les parois, se nourrit de terre, substance noble dont la diversité transforme sa morphologie et celle de  quelques émigrés hors humanité. … Masse ventrue, son corps se déplace sur sa base comme un pendule dont les oscillations agitent en balanciers deux ailerons-spatules qui poncent mutuellement la surface des corps, gomment avec adresse leurs granulosités, affinent l’harmonie naturelle du volume de  ...

 

"… Dans un transmorphisme logique …. apparaît un être hybride … dénommé Homega … solidaire et dépourvu de sentiments mauvais … La pensée est exclue. L’instinct le guide. … Du retour aux origines naît un nouvel art culinaire, une gastronomie originale ….

 

Menu

 

Boulettes d'Argile rouge sur Marnes grises

Quenelles de Quartz blanc

Purée de Bauxite grenat et galettes d'Améthyste mauve

Vermicelles de Schistes sur gratinée d'Ammonites roses.

 

 

Une alimentation aussi naturelle crée alors l'équilibre harmonieux du nouvel ordre terrien tandis que la somptueuse planète azurite des Muses sélénites se meurt.

 

Un holocauste imbécile.

 

 

Ainsi va l'Univers

Ainsi va l'Etre dans l'univers

Tout réalisme n'est que symbole !   "

 

Extrait de  : Naissance de l’Homega.

Tiré de : Marie-France Arnold - " Le Vieil Homme et la Lune ".

Contes fantastiques pour adultes. Ed. Publibook – 2013

 

***

 

 

 

 

 

Les Celtes, des artistes...

 

Les Celtes – des artistes certes … (2)

mais que savons-nous d’eux ?

Peu de traces écrites de la civilisation celte sont à notre disposition. Il nous est possible néanmoins de constater que son art est au contraire très développé. De belles pièces ont été découvertes durant la seconde moitié du 20è siècle. En majorité de petits objets utilitaires. Bijoux, armes, casques,  ustensiles domestiques et objets religieux. La plupart sont en or mais aussi en argent ou en étain. Finement incrustés de corail.

Hommes et femmes adorent porter des bijoux. Notamment, le torque. Collier rigide, avec ou sans fermoir, d’abord porté par les femmes puis par les hommes. Il est intéressant de remarquer que Cernunnos, sculpté sur le Pilier des Nautes, en porte un lui aussi. Il est également présent sur le chaudron de Gundestrup.

Le Celte incinère ses défunts et dépose dans la tombe, à côté de l’urne, un objet caractérisant la personne. On a ainsi découvert un char funéraire de 35 cm de long transportant plusieurs personnages et dont la femme, qui est debout, mesure 22 cm. Etonnamment élégant. Raffiné. Dynamique.

Les motifs ornant d’autres objets sont peu figuratifs. Plutôt géométriques, abstraits et certainement symboliques.

Ce sont des motifs fréquents sur les meubles bretons ou gallois contemporains. Par leur pérennité, ils confirment l’emprise de cette riche culture qui, de nos jours, explose dans la musique, les chansons, les spectacles et les danses. L’ouest français affirme une identité que la modernité n’a pas enfouie dans le temps et l’oubli. Une identité qui se revendique et s’affirme fièrement.

 

La langue celte s’est exprimée sur de larges territoires ainsi qu’en témoigne cette  carte.

Il semble qu’au 21è siècle, le désir d’exprimer ses origines celtiques s’affirme peut-être encore plus face à l’inéluctabilité de la mondialisation ainsi qu’à l’extension invasive de la langue anglaise.

Entretenir et conserver son identité vont de pair face au brassage de populations.

Et c’est très bien … à condition d’accepter également l’identité de l’autre !

*

Trop discret « Pays Zafimaniry »

 

 

Trop discret "Pays Zafimaniry"

 

    Inscrit en 2008 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO, le ‘’ Pays Zafimaniry’’ est une région de forêts isolée de Madagascar. L’une des 18 ethnies malgaches - 20.000 âmes recluses à 200 km au sud de Tananarive - s’y serait réfugiée au 18è s. sous le règne de la Reine Ranavolana 1ère. Elle y aurait appris le travail du bois. Au cours du temps, les Zafimaniry ont acquis une réputation mondiale pour le style architectural atypique de leurs villages et de leur artisanat.

 

Les très nombreux petits villages du « pays zafimaniry » ne sont que maisons en bois de palissandre, sans vis ni clou (tenon et mortaise), toutes sculptées et entièrement démontables.

 

 

Les motifs géométriques évoquent une influence scandinave (les Celtes seraient-ils passés par là ?) tandis que d’autres suggèrent celle des arabes. Il n’y a pas deux motifs identiques. Tout est création personnelle. Quant à la présence des symboles, elle est indéniable.

La toile d’araignée représente leurs liens familiaux serrés tandis que les ornements indiquent le statut social. Maisons, tombeaux, greniers surélevés, objets quotidiens ou mobilier sont sculptés dans une vingtaine d’espèces d’arbres adaptés à l’usage et à la décoration.

 

 

Le siège zafimaniry le plus connu est la fameuse chaise* en palissandre. Montées en « X », ses deux planches s’adaptent à toutes les longueurs de jambes et ont l’avantage de se ranger séparément. Gain de place évident. La sculpture alohalo (totem de Madagascar) peut être remplacée par d’autres dessins géométriques.

Un vaste programme de réhabilitation des villages zafimaniry est en cours depuis quelques années afin d'aider les habitants à améliorer leur mode de vie et leur permettre de perpétrer leur culture traditionnelle.

 

Souhaitons leur bonne chance !

 

 

*Collection personnelle. A céder.

 

 

***

 

 

 

 

 

 

 

 

Soirs de pleine lune

 

Soirs de pleine lune ...

 

'' C’était dans la nuit brune, la lune,

Comme un point sur un i.  ''

 

V. Hugo

 

Elle surgit derrière la Cité médiévale de Carcassonne, pudiquement voilée  au cœur de la nuit bleue, la Lune ...

 

De minute en minute,  elle s’élève dans le ciel. Jette son voile. Eblouissante, elle toise en majesté l’humain qu’elle fascine. Elle est là. Glisse d’est en ouest. Victorieuse. Arrogante. Indomptable. Dominatrice. Et cela ne dure pas qu’une nuit mais … cinq !

 

 

Les cinq nuits de pleine lune.*

 

La Lune bloque la mélatonine qui, pour induire le sommeil, ne supporte pas la lumière. Nuit blanche donc pour bon nombre de personnes sensibles.

 

La Lune augmente la sécrétion de sérotonine qui surexcite le pauvre diable fatigué ou dont l’équilibre psychologique est fragile. Bras d’honneur, invectives et injures, violences et parfois meurtres … sont le triste lot de ces heures «lunaires». Sans compter l'infortuné épileptique. Qu’il néglige son traitement ? Abuse  de café ? Prenne un verre de trop ? Présume de sa résistance physique à l’effort ? Souffre de la canicule ? Hélas pour lui …Son cerveau crie pitié ! La crise le terrasse.

 

La Lune affole les équipes d’urgence des maternités. Le nid aquatique de bébé subit l’influence astrale et accélère la venue à l’air libre de son occupant agité.

 

La mer réagit violemment. L’attraction gravitationnelle opérée au fond des océans cause les marées bien connues des habitants des côtes maritimes. Grandes marées impressionnantes.

 

Au cimetière du Père-Lachaise à Paris, les fidèles se réunissent sur la tombe du spirite, Alan Kardec. Ils s’y livrent à des pratiques occultes. Mais Allan Kardec n’est pas le seul à les inspirer. Quelques repaires cachés des carrières, de préférence emplis d’ossements et interdits au visiteur dans des endroits sordides des  Catacombes de Paris, offrent l’atmosphère glauque requise aux « messes » de toutes sortes.

 

 

Le rêve de Pleine Lune est, dit-on, un rêve « spirituel ». Il incite à réfléchir, analyser, décrypter les symboles qui surgissent dans cette phase onirique paradoxale. Hyperactivité déstabilisante. En pleine lune, on dort mal, les soucis prennent des proportions exagérées. Les plus fragiles sont vraiment très mal !

 

Un bégonia Dragon-Wing, pour ne citer que lui, toujours exposé à la Pleine Lune, est gratifié d’une floraison exubérante.

La fleur n’est-elle pas l’organe reproductif de la plante ? Influencé au même titre que celui de l’être féminin qui l'est tous les 28 jours et des poussières ...

 

Sa majesté se balade.

 

Satellite de la Terre, le couple fidèle tourne autour du Soleil.

Avec une velléité d’indépendance, il se déplace sur la voûte céleste de 13° et 11’ par jour, sur la trajectoire de sa propre orbite.**

 

Le vin (ou le cidre) est mis en bouteille après la Pleine Lune afin d’éviter une remontée de fermentation. Il en est de même pour la mise en pots des confitures. Quant aux   haies et arbustes que l’on veut touffus, on ne les taille qu’après la Pleine Lune ! En lune descendante.

 

Pour nous résumer, la puissance énergétique que la Lune reçoit du Soleil (et transmet à la Terre) n’est pas seule en cause. Une accumulation de facteurs lui facilite la tâche ! La Pleine Lune n’en est que le catalyseur. Son action est immensément large dans le domaine de la vie, bien que non mesurable scientifiquement, et l’étude des cosmogonies nous apprend que les Anciens avaient déjà reconnu l’ensemble de ses effets qu’ils transmettaient oralement et par des représentations symboliques.

 

Et c'est le soir de la Pleine Lune du 26 août 2018 que Gilbert Montagné, l'artiste si attachant ultra-sensible, enthousiasme avec générosité des milliers de fans dans la Bastide de Carcassonne.

 

A lire du même auteur :

 

 *  - Marie-France Arnold - " Le Vieil Homme et la Lune " Contes fantastiques pour adultes. Publibook. 2014

 

**      - Marie-France Arnold - " Sciences et puissance de la lune". Ed. Trédaniel - 1991

 

 

***

 

 

Un mugissement sourd et profond...

 

 

 

 

 

Un mugissement sourd et profond ...

 

retentit dans l'Arctique.
 

 

     Avance à pas lourd « l’animal dont la fourrure est comme une barbe ». Un bœuf musqué en quête de domination sur ses congénères. Le combat n’est pas loin. Le vainqueur aura l’honneur et l’avantage de s’accoupler à la femelle qui donnera naissance à un mignon bouvillon. Quittant sa mère, passée la surprise de ce brutal changement de température, le nouveau-né, bien campé sur ses pattes, est  aussi sexy qu’élégant !   Déjà revêtu d’une longue pelure laineuse indispensable en ce climat, même si c’est le mois d’août.

 

 

Dès l’heureux évènement, la famille élargie se met en quête de cours d’eau et multiplie les grattages du sol à coup de sabots. Extraire de la neige les herbes qui font l’essentiel de leur nourriture. Cependant, la vie n’est pas toujours un long cours d’eau tranquille car les prédateurs ne dorment pas. Le chef de famille, et il n’est pas seul, les sent rôder et approcher avec assurance.
La harde s’organise donc selon un rituel immuable. Les jeunes au centre d’un cercle protecteur d’adultes bien arrimés sur leurs pattes courtes et solides. D’un commun accord, il est convenu que le plus costaud et le plus téméraire se chargera d’attaquer les prédateurs selon l’angle et le moment qu’il choisit. On fait confiance à son l’expérience.

 

Son arme ?

 

Une épaisse excroissance osseuse entre ses deux cornes.

 

L’émotion passée, le troupeau se disperse. Le danger est écarté mais pour combien de temps ? Pas grand-chose à redouter des Inuits pour qui il serait tout de même d’un très bon rapport qualité/prix ! La viande et la laine de très bonne qualité amélioreraient leur quotidien. Cette laine, plus fine que le cachemire, ne fait pas moins de 60 cm de long ! Le bœuf musqué étant court sur pattes, sa laine traine sur le sol et le protège comme sous une tente.

 

Mais les autochtones sont de nos jours moins dangereux pour la gent bovidée musquée que certains infiniment petits, auteurs de ravages insidieux. Ce sont les bactéries identifiées dans les squelettes des bœufs décimés. Ce sont encore  des vers issus de larves véhiculées par les escargots que le réchauffement climatique favorise. Ils se logent dans les alvéoles pulmonaires, essoufflent les animaux jusqu’à les affaiblir mortellement. Et c’est bien connu, la maladie génère le stress qui se manifeste sous forme d’hormones … décelées dans la laine la plus proche de leur peau.

 

Autre conséquence ignorée du dérèglement climatique.

 

La chaine qu’il engendre est infinie …

 

***

 

Jean Philippe Aizier

 

 

 

Un artiste complet ... Jean-Philippe AIZIER.

 

J’ai fait la connaissance de Jean-Philippe Aizier aux rencontres d’Arts et Lettres de France. Nous nous réunissions au François Coppée, à Paris, où il nous lisait ses derniers poèmes.

 

Jean-Philippe Aizier, peintre et poète, anime l’Atelier d’Expression Contemporaine dans un esprit d’innovation et de singularité. Les compositions artistiques y sont le fruit de notions intellectuelles et conceptuelles qui incitent à la création. La sensibilité individuelle compose. Elle crée une œuvre. Non une suggestion, mais une création pûre.

 

 

Dans cet atelier, à partir d’une représentation figurative, l’imaginaire et la réflexion personnelle aboutissent à la naissance d’une création originale, abstraite ou tout simplement d’une grande modernité.

 

Jean-Philippe est un auteur extrêmement discret mais dont la sensibilité s'exprime dans son oeuvre, avec une violence sous-jacente,  à travers le graphisme et les couleurs ... à travers le rythme, à travers le choix des mots ... car il est aussi  tout naturellement poète.

 

 

 

"... Incandescence d’une émotion revisitée,

Résurgence d’une relation non aboutie,

Où établir le point de non retour?

 

« El condor » passe et repasse.

Tu t’en moques …

 

 

C’est toujours le même refrain

Qui harcèle ton ouïe, un leitmotiv sacré

Venu d’une lointaine civilisation …

 

Tu pressens l’existence d’une conscience collective,

De situations analogues à cet étrange vécu,

Partageant toi aussi l’inéluctable spécificité … ...

 

… Du genre humain."

 

Extrait de  "Singulier Voyage". Collection "Poésie, Amour et Liberté"

Ed. FUS ART

***

 

Le pain patate

Pain patate.

 

Connaissez-vous le « Pain patate » des grands-mères haïtiennes ?

 

Ah ! Simple et délicieux ! Un dessert populaire d’Haïti dont voici la recette.

Un gâteau économique et original, à cuire la veille, pour le goûter d’une dizaine d’enfants gourmands. *

 

Prévoyez 30 m. pour le préparer et 1 h 30 pour le cuire.

 

  • 2 tasses ½ de patates douces (peau violette et chair blanche)
  • 1 tasse de lait
  • 1 tasse ¼ de lait de coco
  • 1 tasse de sucre brun
  • 50 grammes de beurre
  • 3 cuillères à café d'extrait de vanille pure

 

  • 2 bananes mûres
  • 1 cuillère à thé de cannelle moulue
  • 1 cuillère à thé de muscade
  • 1 zeste de lime
  • ½ cuillère à thé de sel
  • 1 cuillère à soupe de gingembre frais râpé
  • ½ tasse de raisins secs

 

** facultatif : ¼ de tasse de rhum brun

(les enfants ne refusent jamais !)

Laissez tremper les raisins secs dans du jus de fruit ou du rhum.

Lavez et pelez les patates douces et les passer au robot ou à la grosse râpe  pour en avoir 2 tasses ½ puis mettez-les dans une casserole avec le lait, le lait de coco, le sucre brun, le beurre, le sel et la muscade. Laissez cuire jusqu’à ce que les patates soient presque fondues mais ne collent pas, tout en remuant souvent.

Pendant ce temps, écrasez les bananes mûres à la fourchette et ajoutez-les au mélange ainsi que les raisins secs, le rhum, le zeste de lime et le gingembre en mélangeant le tout sur feu doux.

 

Au bout de 40 minutes environ, ajoutez l'extrait de vanille, couvrez et laissez mijoter 5 à 10 minutes jusqu’a obtenir une consistance molle, mais ferme.

 

Versez le mélange dans un moule à gâteau peu profond et beurré.

Portez-le au four à 200° pendant approximativement 1h30 ou jusqu’à ce que le pain soit bien doré. (Selon les fours, le temps peut varier).

Conservez au moins 24 heures au frigidaire pour avoir une consistance de gâteau.

 

J’ai retrouvé cette recette sur le site  HTTP://WWW.MANMIEETTATIE.COM mais je l’avais déjà découverte et dégustée chez mes amis haïtiens de Miami.

 

Mon commentaire : n’hésitez pas à ajouter plus de bananes très mûres, du sucre roux et de la vanille en gousse de Madagascar  !

Miam Miam les petits!

 

En savoir plus sur http://www.manmieettatie.com/pain-patates/#kOpz0c5ue1Tjd0P5.99

Après les JO

Après les JO ?

 

Sous l’œil attentif du monde entier, les J.O se sont déroulés dans la paix.

 

Chaque observateur était néanmoins dans l’expectative.

 

Contre toute attente, le leader nord-coréen accepte actuellement de se rapprocher du Sud. A moins que ce ne soit le Sud qui se rapproche du Nord ! La démarche est sensiblement différente !  La Corée du Sud pourrait-elle influencer les Etats-Unis et la Chine, sans que Kim-Jung-Un s’engage le moins du monde ? Trump serait-t-il habilement  court-circuité ? Manipulé ?
 

Que le monde accepte de reconnaître la Corée du Nord comme puissance nucléaire à l’égal des autres, Kim-Jung-Un mettra-t-il en sourdine ses instincts belliqueux ? Dénucléariser son pays ? Il n’en est pas question. Il n’en sera jamais question. La sécurité de la Corée du Nord est à ce prix. Il veut être considéré au même niveau de capacité de réplique que les USA et le reste du monde.

 

Si la paix est réellement à ce prix, pourquoi pas ? Posséder l’arme nucléaire est une chose. Ne pas l’utiliser en est une autre. La question est : le leader nord-coréen est-il un homme de parole  à qui on peut faire confiance ? La réponse ? Nul ne la connait. Mieux vaut temporiser. Mieux vaut ménager sa fierté. C’est tout le rôle d’une diplomatie intelligente !

 

Quel rôle joue actuellement la Chine ? Pacifique peut-être.

Que résultera-t-il de la rencontre américaine ? C'est le plus incertain.

 

Le danger est toujours latent. Les braises couvent sous la cendre … et pas uniquement dans cette partie du monde …

Frayeur aux Catacombes de Paris

Frayeur aux Catacombes de Paris.

 

En l’An de Grâce 1998, une petite classe se présente au guide-conférencier que je suis. Un groupe de 20 enfants – 9 à 11 ans – et deux accompagnateurs.

 

Ils sont tous effarés de ce qu’ils découvrent et que j’explique avec des mots adaptés à leur jeune âge – mais est-ce bien l’âge pour visiter un tel lieu ? Curieux choix pédagogique et ce n’est pas Halloween ! Je fais avec car moi, je n’ai pas le choix. Ils sont là et je dois les intéresser sans les choquer. L’atmosphère les sidère. Les crânes excitent les garçons, effraient les filles.

 

Calmement, tout en pépiant à qui mieux mieux, nous parcourons le premier kilomètre. Soudain nous parviennent des éclats de voix agressifs accompagnés de termes obscènes suivis de bruits de verre cassé. Cinq garçons surexcités surgissent - 10-14 ans. Pas plus. Ils ont pris des crânes qui leur servent de projectiles pour viser les ampoules (non protégées à l’époque) qui se brisent en même temps que la lumière s’éteint. C’est le noir quasi-total (sauf, au loin, quelques loupiotes pas encore atteintes). Un environnement terrifiant pour ma petite troupe qui se rabat pour se protéger contre un mur … d’ossements … ce qui ne la rassure pas du tout !

 

J’allume aussitôt ma lampe torche et rassure les enfants.

 

Ecoutez-moi bien. N’ayez pas peur. Tenez-vous tous par la main, ne vous lâchez pas et suivez-moi.

 

Les deux accompagnateurs sont muets. Peut-être pas plus rassurés. Bravo !

 

Au pas de charge, j’entraîne ma jeune équipe sur les 700 m. à parcourir avant d’atteindre les 90 marches qui nous séparent de la sortie. Bien sûr, je n’explique plus rien !

 

Injures et vociférations nous parviennent encore, de plus en plus loin. En sens inverse de la visite, les vandales continuent leur œuvre de destruction. Semer la panique parmi les visiteurs les amuse beaucoup. Peu de gardiens sur l’ensemble du parcours. Le rêve !

 

Malgré la hauteur des marches, en quelques minutes l’escalier est franchi et, tout là-haut, sur un banc, trois garçons surexcités. Ils insultent avec grossièreté le gardien de faction dont le rôle est de fouiller les sacs (des crânes sont volés tous les jours). Les gamins vocifèrent d’autant plus que la police vient d’arriver et tente de les embarquer dans le fourgon. D’autres policiers descendent intercepter les voyous qui seront pris en tenaille par leurs collègues venus de l’entrée.

 

Quant à moi, je suis soulagée d’avoir remis indemnes tous ces petits à leurs animateurs. Mais encore une fois, quelle idée de confronter des enfants si jeunes à des millions d’ossements qui, malgré mes explications historiques sommaires, ne peuvent que leur laisser un profond malaise et alimenter leurs cauchemars ?

 

L’Education Nationale est supposée réfléchir au choix d’initiatives culturelles et c’est très bien.

Néanmoins certains s’avèrent peu judicieux pour des enfants de 10 ans !

 

Tags

Pseudo-Denys-l'Aréopagite

Mais qui était

Pseudo-Denys-l’Aréopagite ?

 

La question agite bien des esprits et depuis très longtemps ! Mystère, confusion, usurpation d’identité ?

Difficile de s’y retrouver et dissocier le vrai du faux. Pourtant, trois hommes bien différents sont prénommés Denis et occupent parfois la même place dans des esprits peu avertis.

 

Denis céphalophore Selon le grec : « qui porte sa tête ». Né vers 250 et décapité par les Romains pour avoir enseigné clandestinement la nouvelle religion à Paris.

 

Denis l’Aréopagite. Cet Athénien  vit au 1er s. et est converti par Saint Paul. L’Aréopagite est le surnom qui lui est donné d’après le nom du quartier d’Athènes où il demeure. L’Arès. Il et dédié à Mars. En grec, Arès est le nom de Mars.

 

Pseudo-Denis l’Aréopagite. Historien du  5è s.  Auteur d’un traité qu’il écrit entre 485 et 515. Joue sur l’ambiguïté et la crédulité en se disant avoir été disciple de Saint Paul ! A quatre siècles de là !

 

D’où vient donc la confusion ultérieure ?

 

En 835, Hilduin, haut dignitaire et lettré de cour, abbé de l’Abbaye parisienne de Saint Denis (céphalophore), pour une raison obscure à moins qu’il ne veuille nimber de panache son couvent, attribue à Saint Denis céphalophore le propre parcours de Denis l’Aréopagite, l’authentique et illustre converti de Saint Paul  - et qui serait venu évangéliser Lutèce.

Ainsi naquit la confusion largement répandue et dont Saint Paul est involontairement l’origine.

 

Il fallait rétablir la vérité. Voilà qui est fait.

 

***