A la rencontre des derviches tourneurs

 

 

 

 

 

 

 

A la rencontre des derviches tourneurs ...

 

Le derviche ? A l’origine, un pauvre, en persan. Un mendiant. Il se rapproche du fakir arabe qui, en kabyle est le fou du village. Le simple d’esprit mais …

 

« Bienheureux les simples d’esprit car ils verront Dieu » !

 

Au cours du temps, les Confréries soufies de Turquie et des pays arabes, ordres religieux qui parfois zoomne vivent que de mendicité, dénomment leurs membres « derviches ». Fondées au 13è siècle à Konya et Istanbul. Le dénuement matériel favorise l’accès à la spiritualité, à l’entrée dans les grands Mystères de la Création, à la connaissance de soi-même. Le dénuement et l’austérité ? C’est l’apanage des moines mendiants chrétiens. Des sâdhus hindous qui vivent nus, des sikhs en quête d’illumination, des jains bouddhistes qui cherchent à atteindre l’âme de Dieu ...

 

Un derviche est un ascète et un mystique. Il atteint la transcendance, envouté par la psalmodie lancinante des louanges du nom de Dieu. Le rythme des musiciens qui l’accompagnent induit le détachement du matériel. L’esprit s’élève.

 

La longue robe blanche immaculée, serrée à la taille et très évasée, se déploie comme une pleine lune dans le tournoiement accéléré de la danse. Tout un symbole ! Et … l’homme atteint l’extase.

 

Depuis des années, les derviches tourneurs se produisent en spectacle organisé par le tourisme turc. C’est la cérémonie mevlevi caractérisée par sa danse, le sema. Au Centre Culturel de Bursa, depuis quelques années, des femmes pratiquent également le sema.

 

Une question tout de même.

 

Les spectacles pour touristes ne sont-ils pas en contradiction avec la quête exclusivement spirituelle, donc intime et personnelle, du soufisme originel ? Les deux sont-ils compatibles ?

 

L’argent tient le monde.

La spiritualité pure se fait exceptionnelle !

 

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Les gueules cassées de la Grande Guerre ...

 

L’horreur de la Grande Guerre

et

 des "Gueules cassées" ...

Avoir survécu au carnage. Rentrer chez soi. Et encore devoir survivre aux regards souvent terrifiés des familles, des enfants, des inconnus qui se détournent face à l’horreur ?

Survivre...

le visage arraché,écrasé,déformé,béant...après que,dans les tranchées,les têtes à découvert aient explosé sous les tirs d’artillerie, obus, grenades,shrapnels*,bombes ...

Ces massacrés de la vie ont ensuite enduré les très longues souffrances des méthodes balbutiantes de chirurgie réparatrice – modifiant seulement un peu l’horreur de leurs visages dont certains  demeuraient toujours méconnaissables. Visages expressifs  qu’on avait aimés – avant ...

Oui, c'était avant !

Ils étaient en vie, certes, mais quelle vie leur restait-il ? Elle serait  longue, encore plus longue parce qu'ils étaient encore jeunes. Elle serait  un calvaire pour ces soldats  sacrifiés sans pension d’invalidité car, ironie de la guerre, une blessure de la face n'est pas reconnue. Sans travail. Sans espoir ... et parfois abandonnés par leurs épouses.

A quoi l'amour peut-il résister ?

S’ils avaient pu choisir la forme de leur détresse, peut-être auraient-ils préféré être mutilés ou  même amputés ? Des deux bras, des deux jambes comme certains de leurs camarades ? Ceux-là, on pouvait les regarder,les embrasser !

Bien qu'il n'ait pas fait la guerre, l'artiste irlandais Francis Bacon a peint ses propres autoportraits (exprimant sa souffrance psychologique) comme une illustration surréaliste et poignante de la cruelle actualité des malheureuses "gueules cassées" dont on ne veut, dont on ne peut publier les photos. 

Nous célébrons le Centième anniversaire de la fin  de la Premiere Guerre mondiale.

Rendons un hommage plein de respect à cet abime de souffrances endurées  par des millions de jeunes hommes français,européens mais aussi venus des quatre coins du monde. 

6,5  millions d'hommes invalides ... 

Pourquoi ?

Pour que vive la Liberté.

Liberté de la France.

 

N’oublions jamais !

Eux, n’ont jamais pu oublier ...

 

* Shrapnels : obus chargés de petites balles  qu'on appelait la "mitraille".

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L’agonie du permafrost* assassiné

 

 

 

L’agonie du permafrost*

 

assassiné par le  méthane.

 

 

 

D’immenses surfaces sibériennes ondulent actuellement sous les pieds comme un tapis de trempoline. Pourquoi ? Des  millions de clathrates ** sont emprisonnés dans le sol (et prêts à exploser) comme le montre la photo publiée par Paris Match  en 2016.

 

En effet,  en été la terre gelée fond naturellement sur une petite épaisseur.   Or, le dégel devenu maintenant permanent libère la matière organique sous-jacente.  

De nombreux cratères d’explosions de méthane (parfois 70 m. de profondeur) donnent au territoire un relief inhabituel et inquiétant comme le montre la photo. (image :huffingtonpost.fr).            

Or, le méthane a un pouvoir 20 fois plus réchauffant que le Co2 ! Et la quantité de carbone libérable est le double de celle de l’atmosphère !

Le méthane et le carbone  ne sont  pas les seules sources de sérieuse inquiétude.

La libération de bactéries et de virus disparus depuis des milliers d’années aura un  très grave impact sur  la santé de la planète. On a vu réapparaître récemment la maladie des furoncles, l'anthrax. 

 

Dans le permafrost, les réserves de mercure sont deux fois plus importantes que dans la terre. Le mercure libéré se déverse alors dans la mer où il est absorbé par les poissons qui altèrent ainsi la santé humaine. La chaine alimentaire est en danger.

 

Enfin, et non des moindres, la végétation forestière repousse et se transforme en isolation thermique contre le gel de l’hiver puisqu’elle empêche la neige de se tasser. Ainsi le  permafrost  fond  encore plus vite !  

 

*Le permafrost, en français pergélisol (1947), désigne « les terrains de sub-surface dont la température ne remonte jamais au-dessus de 0°C pendant une année au moins ». Le terme  concerne tous les lieux géographiques de la planète quels qu’ils soient.

 

**Les clathrates sont des structures qui se comportent comme des pièges où les molécules de méthane sont emprisonnées dans des « cages » constituées de molécules d’eau.

 

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Clouer au pilori ...

 

 

 

Clouer au pilori ...

 

Le pilori des Halles à Paris est dressé au 13è s. au débouché de la rue Pirouette* (déformation du nom Pétonnet-en-Tyroie, raccourci en Pirouet en 1501) sur le Marché aux poissons.  Endroit très fréquenté et malodorant où le pauvre Grenouille**, l'original héros parfumeur du 18è siècle, est abandonné   par sa mère, à sa naissance, au milieu des  têtes de poissons. A ces odeurs putrides se mêlent les relents méphitiques du Cimetière des Innocents tout proche - lieu très prisé de joyeuses rencontres conviviales de toutes sortes. Egalement lieu de rapine des malfrats de la Cour des Miracles du quartier Montorgueil voisin.

 

Au contraire du Gibet de Montfaucon, symbole de la haute justice royale pour les crimes de sang, le pilori expose à la vue du plus grand nombre, en plein marché, les coupables de délits courants ainsi que les commerçants indélicats qui ont triché sur le prix, le poids ou la qualité de la marchandise.

 

Il est bâti en pierre : au rez-de-chaussée vit le « bourreau » vêtu de rouge. A l’étage, abrité d’un toit pentu, de très larges ouvertures sont barrées de deux planches à hauteur d'homme.   Munies de trois  encoches semi-circulaires, elles se rabattent l’une sur l’autre pour y coïncer la tête et les mains du malfrat qui se tient debout.  Ainsi « cloué » au pilori  il est   exposé aux yeux de tous qui ne se privent pas de l’injurier ou lui lancer des légumes pourris.

Pilori des Halles à Paris : dessin de Louis-Charles Bernier - 1780

 

Amusant : la rue Pirouette ne semble pas être là par hasard ! En effet, le pilori tourne toutes les heures d’un quart de tour de manière à  ce que les malandrins soient vus de tous et  de n’importe quel endroit. Une pirouette en quelque sorte !

 

L'Ordre du Temple a  aussi son pilori dédié aux parjures et autres mal-pensants.

 

Le moyen-âge ne manque pas d'humour et n'apprécie guère les mines patibulaires !

 

 

 

Un autre pilori existe à l'intention des abbés indélicats près de la prison de l'abbaye de Saint-Germmain-des-près. (6è ar.)

 

 

 

En témoigne cette gravure originale signée A. ROBIDA dans « PARIS de siècle en siècle ». 1895.

 

* La rue Pirouette se prolonge vers le nord par la rue de la Petite Truanderie, elle-même débouchant sur la rue de la Grande Truanderie.

 

Qui s'y hasarde doit savoir ce qu'il risque !

 

** "Le parfum " de Patrick Suskind. Verlag – 1985. Livre de Poche n° 6425.

 

 

 

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Pourquoi des moucharabiehs ?

Pourquoi des moucharabiehs ?

Pourquoi ? Tout simplement pour clore le sanctuaire sur l'extérieur !

Celui des femmes musulmanes date de plusieurs siècles. et  leur sanctuaire est le harem.

Lieu  inviolable, interdit, sacré et con-sacré aux concubines.

Qu’on ne puisse les voir, ou leur parler, tient dans la surveillance intérieure et la disposition particulière des habitations. Il s'agit de  gérer l'impossibilité que le monde extérieur ne voit les femmes !

A cet effet, des artistes ont créé un système ingénieux et souvent magnifique :

le  moucharabieh.

Un moucharabieh a deux fonctions :

Derrière la dentelle de ses parois ajourées, les femmes du harem, royal ou pas, observent la vie de la rue sans qu’on puisse les voir. Mais à travers les "jours", s'établit aussi un courant d'air avec d'autres ouvertures.

 

Et ... en déposant juste derrière ces treillis en bois  des cruches d'eau en terre cuite poreuse, l'air crée une évaporation qui en rafraîchit le contenu. C'est cette fonction utilitaire - boire, sariba en arabe - qui donne masrabiya d'où Moucharabieh.

Le Palais des vents, ci-contre,  à Jaipur au Rajasthan en est une merveilleuse illustration.

Lors de leur aventure en Terre Sainte, les croisés ne s'en seraient-ils pas inspirés ?

En effet, les grilles du confessionnal, dans la religion catholique, l'évoqueraient aisément. Celle de la porte principale interdit de voir le prêtre qui entend la confession du pénitent. Celui-ci, agenouillé devant une autre grille intérieure, dissimule également son identité au confesseur. En témoigne ce confessionnal de  l'église de Villemagne l'Argentière, dans l'Hérault.

D'une pierre deux coups !

Les claustras, devenues à la mode, apportent elles aussi de nombreux avantages.  Décoration, division de l’espace sans le rétrécir, aération naturelle, isolement ... relatif  etc...

Quant aux jalousies, volets des fenêtres des régions chaudes ... elles ont une origine amusante.  Nul besoin d'explications ! Du terme  gelosia,  jalousie en italien, l'évocation directe de la jalousie masculine s'exprime au grand jour ! Ces volets aux lames orientables ne servaient donc pas qu'à protéger du soleil ! Les maris jaloux s'imaginaient peut-être leurs épouses à l'abri de toute tentation !

Leurs dérivés directs ? Tous les stores actuels d'inspiration "vénitienne" !

Comme l'air, les idées circulent depuis la nuit des temps et c'est très bien ainsi ...

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La limace et l'escargot

 

 

La Limace et l’Escargot.

 

 

 

Pourquoi baves-tu dit la Limace ?

Je suis enrhumé, j’ai froid aux pieds dans l’herbe mouillée,

 dit l’Escargot en reniflant.

 

 

 

 

Pourtant, tu devrais être habitué !

N’aurais-tu pas plutôt un gros chagrin, Escargot mon ami ?

 

C’est vrai  Limace ma sœur. Je suis désolé de ne courir plus vite.

J’ai plein de choses à faire

Et je suis si lent ... si lent ... C’est exaspérant.

 

Moi aussi, je suis très lente, dit la Limace en jouant la coquette.

Mais moi ... vois-tu, j’adore prendre mon temps

 Car ... je suis paresseuse !

Plus je traine, moins je me fatigue ... Ca m’arrange !

Ainsi, je ne fais que la moitié de la vaisselle,

C’est ma sœur qui fait le reste.

Et puis aussi, on ne me demande pas grand-chose

Puisque je ne finirai jamais.

 

Moi, je piaffe, s’énerve l’Escargot en amorçant un virage.

Quand une voiture arrive au loin ... c’est épouvantable.

J’appuie sur l’accélérateur mais ... rien à faire ...

Je tremble. Je transpire. Je m’impatiente.

Je bave tant et plus en espérant glisser plus vite

Et dans la bave, je m’englue et je dégoûte les enfants.

C’est désespérant !

 

Oh la la, que c’est énervant d’être lent !

Je n’avance vite ... que les jours de grand vent

A condition d’être dans le bon sens !

La tempête pousse ma maison ...

Alors ces jours-là, je sors mes cornes,

Je me dirige au radar ... hélas, impossible de freiner.

 

Un jour, une tornade m’a poussé à toute allure dans le caniveau

Qui s’est déversé dans l’égout.

Et ça allait si vite, mais si vite,

Que j’ai regretté ma lenteur naturelle.

 

Ca alors ... c’est une aventure, dit la Limace en riant aux éclats.

 

Ca me rappelle le jour où je me suis retrouvée dans une assiette !

Oui, Monsieur l’Escargot, dans une assiette ... comme j’vous le dis ...

Pire ! Entre une fourchette et un couteau !

Oh la la ... Qu’est-ce que j’ai eu peur !

 

J’avais fait le voyage du potager à la maison

Allongée dans une feuille de laitue.

Et j’y étais très bien dans ma salade.

Si discrète

Que j’y suis restée pendant qu’on la lavait à grande eau.

 

Pour sûr, j’ai été bousculée, arrosée, noyée, renversée, secouée ... oh oui,

Secouée ... et comment !

Avant d’être posée dans une assiette et arrosée de vinaigrette.

Oh, j’ai eu très mal aux yeux mais je n’ai rien dit. Je sais me tenir à table !

 

Eh bien, Escargot, sais-tu ce qui m’est arrivé ?

 

Malgré mon silence et ma grande discrétion,

On m’a jetée avec dégoût dans la poubelle

Qui a été vidée au fond du jardin ...

 Où j’ai pu reprendre mon petit bonhomme de chemin  ...

Tu vois, Escargot mon cousin, nous aussi nous avons nos petites chances ...

 

 

 

 

D'après une idée de M.F.Arnold.

 

Version anglaise  :  The slug and the snail.

 

 

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La souffrance des ours.

 

 

 

La souffrance des ours.

 

Sur certains  territoires proches du Groenland, on  rencontre parfois un ours triste qui se traine péniblement. Décharné, il n’a plus que la fourrure et les os. Sa résistance légendaire l’a quitté. 

 

Est-ce un vieillard qui n’a plus la force d’attraper phoques ou poissons et que la famille en s’éloignant  a peut-être perdu parce qu’il ne pouvait plus la suivre ? A-t-il été malade, victime de bactéries resurgies de la chaleur des glaces fondantes ?

 

                                   

La banquise s’amenuise. La pauvre bête a sans   doute été repoussée vers des terres où elle n’a pas trouvé de nourriture.

Dame Nature, impitoyable, elle le sera toujours,  l’a abandonnée. 

Pauvre ours malchanceux,  il  s'achemine, inexorablement  vers sa fin de vie au coeur  des étendues glacées. 

 

 

www.la-croix.com/Sciences

Il n’est pas seul animal solitaire à errer lamentablement avant de disparaître et cependant la situation n’est pas aussi dramatique dans tous les territoires glaciaires. Heureusement pour l’espèce qui subira pourtant une hécatombe, d’ici 30 ans, estiment les chercheurs. Le dérèglement climatique n’épargnera aucun être vivant ! Qu’on se le dise.

Make our planet great again,

 

Monsieur Trump ! !

 

 

 

 

 

 

 

Kim Jong Un les balade ?

            Kim Jong Un les balade ?

    

     C'était pourtant prévisible depuis le début de cette ubuesque comédie et l'évidence se confirme. Kim n'avait nullement l'intention de se plier aux desiderata américains. Son stratagène était d'apparaître aux yeux du monde en tant que Président d'une puissance égale à celle des autres pays.

 

Bien joué maestro.

 

     Reconnu. Invité par les grands, Chine/Etats-Unis. Les recevant dans cette Corée du Nord aux souterrains labyrinthiques sur-équipés et indécelables  en  totalité !

 

"Je vous nargue ..."

 

     Maintenant que c'est fait, qu'il les a bien bernés ... il les fait rire jaune et continue narquois son petit bonhomme de chemin dans son envolée nucléaire mondiale. Et pour les endormir, il semble s'ouvrir au monde en autorisant (sous  surveillance ) les coréens du sud (sélectionnés) à se rendre à Pyongyang.

 

Oui Kim Jung Un les balade !

 

 

Embrasement de la Cité de Carcassonne

 

 

Embrasement de la Cité

 

de Carcassonne

 

le soir du 14 Juillet

 

Sur 600 mètres de façade, côté ouest, côté Château Comtal, à l’occasion du feu d’artifice du 14 Juillet, un spectacle  rare et impressionnant, embrase la Cité médiévale qui peu à peu s’enveloppe dans le mystère des flammes et fumées de l’incendie avant que ne « se déversent », sur les remparts, les flots d'une somptueuse cascade lumineuse.

 

800.000 touristes y assistent chaque année depuis qu’en 1998 est célébré le centenaire de l’idée d’Achille Rouquet, idée mise en œuvre, un siècle plus tôt, le 14 août 1898.

 

En effet, cette même année, arrive à Carcassonne la Compagnie des Cadets de Gascogne. Personnalités éminentes des arts et de la politique en l’honneur desquelles la ville organise une fête gigantesque. Celle-ci se termine, en apothéose, par des feux de Bengale qui embrasent la Cité.

Jules Sauzède, Maire de la Ville, la réédite chaque année, le soir du 14 juillet.

 

L’embrasement acquiert rapidement une renommée mondiale

 

qui ne s’est jamais démentie.

 

 

 

 

 

 

 

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Les Celtes, nos ancêtres

 

Les Celtes, nos ancêtres ... (1)

De tous temps, des migrants se sont intégrés aux populations présentes sur le territoire qui n’avait pas encore la forme d’un hexagone. Rien de neuf sous le soleil français. Et cela s’est plus ou moins bien passé selon la nature du migrant, selon le regard bienveillant ou non de l’autochtone … mais allons plus loin dans l’Histoire.

Aux environs du 2è s. avant J.C., la cité des Parisii accueille des étrangers.

Leur nom ? Les Celtes.

D’où viennent-ils ? Ils arrivent de l’Est. Leur territoire est vaste. Du nord de l’Autriche jusqu’au sud de l’Europe. Leur berceau originel présumé serait la région de Hallstatt en Autriche. Exilés politiques ou migrants économiques ? Pas tout à fait. Les nouveaux arrivants sont souvent des mercenaires. Ils sont dénommés Celtes et, au cours du temps, ont opéré un tel brassage naturel de population (y compris en Méditerranée) que les Celtes « purs » n’existent pas. Par contre, leur cohabitation avec les Gaulois parisii introduit aisément leur culture, leur artisanat et enrichit la mythologie locale en une symbiose réussie. Bref, le Gaulois les accepte. Sans xénophobie. Comme il acceptera les Romains quelques temps plus tard. Pourquoi ? Il a sans doute senti tout l’intérêt que lui apportent les nouveaux venus

A supposer qu’un Parisii gaulois soit blond aux yeux bleus, comme il est aimablement décrit, il est probable qu’il ne l’est pas exclusivement à l’arrivée des Romains au 1er s. avant J.C. En effet, dès le 4è s. avant J.C. les migrants ont déjà traversé la région parisienne pour se rendre en Grande-Bretagne et en Irlande. Ils n’ont sans doute pas fait que passer chastement ! Le mixage des populations a vraisemblablement atténué la blondeur capillaire que l’Histoire voudrait nous imposer.

 

guerriers celtes nusCelte ou Gaulois, le Romain ne sait pas très bien faire la différence. Il décrit l’un ou l’autre, à moins que ce ne soit l’un et l’autre, comme un homme courageux, intrépide, affrontant le combat parfois nu, avec une rage de vaincre liée à un solide complexe de supériorité. Ne suspend-il pas à la porte de sa chaumière les têtes coupées de ses victimes qui, à l’évidence, prouvent son invincibilité. Que l’ennemi potentiel s’en souvienne !

Le Celte est convaincu qu’il y a une vie après la mort. Ce qu’enseignent les Druides. La mort n’est qu’un passage. Il n’y a donc aucune raison de la craindre et cela pourrait peut-être aussi expliquer qu’il soit si téméraire à la guerre.

Le Celte apporte un savoir-faire européen incontestable. Il maîtrise de très longue date le travail de la fonte donc du bronze (Age du bronze - 3è millénaire avant J.C.) et celui de la forge donc du fer (Age du fer - 1er millénaire avant J.C.).

Mais ce n’est pas la seule qualité du Celte. Il est aussi artiste.

Maître reconnu dans l’art de travailler l’or. Et cela le Gaulois bon teint ne sait pas faire.

Tout peuple

capable d’accueillir des « migrants »

s’enrichit  de leur culture.

Se refermer sur soi, c’est s’étioler.

Ne plus évoluer.

S’appauvrir.

 

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