Les Celtes, des artistes...

 

 

Les Celtes – des artistes certes … (2)

mais que savons-nous d’eux ?

 

 

Peu de traces écrites de la civilisation celte sont à notre disposition. Il nous est possible néanmoins de constater que son art est au contraire très développé. De belles pièces ont été découvertes durant la seconde moitié du 20è siècle. En majorité de petits objets utilitaires. Bijoux, armes, casques,  ustensiles domestiques et objets religieux. La plupart sont en or mais aussi en argent ou en étain. Finement incrustés de corail.

 

Hommes et femmes adorent porter des bijoux. Notamment, le torque. Collier rigide, avec ou sans fermoir, d’abord porté par les femmes puis par les hommes. Il est intéressant de remarquer que Cernunnos, sculpté sur le Pilier des Nautes, en porte un lui aussi. Il est également présent sur le chaudron de Gundestrup.

 

Le Celte incinère ses défunts et dépose dans la tombe, à côté de l’urne, un objet caractérisant la personne. On a ainsi découvert un char funéraire de 35 cm de long transportant plusieurs personnages et dont la femme, qui est debout, mesure 22 cm. Etonnamment élégant. Raffiné. Dynamique.

 

Les motifs ornant d’autres objets sont peu figuratifs. Plutôt géométriques, abstraits et certainement symboliques.

 

Ce sont des motifs fréquents sur les meubles bretons ou gallois contemporains. Par leur pérennité, ils confirment l’emprise de cette riche culture qui, de nos jours, explose dans la musique, les chansons, les spectacles et les danses. L’ouest français affirme une identité que la modernité n’a pas enfouie dans le temps et l’oubli. Une identité qui se revendique et s’affirme fièrement.

 

La langue celte s’est exprimée sur de larges territoires ainsi qu’en témoigne cette  carte.

 

Il semble qu’au 21è siècle, le désir d’exprimer ses origines celtiques s’affirme peut-être encore plus face à l’inéluctabilité de la mondialisation ainsi qu’à l’extension invasive de la langue anglaise.

 

Entretenir et conserver son identité vont de pair face au brassage de populations.

 

Et c’est très bien … à condition d’accepter également l’identité de l’autre !

 

*