Les gueules cassées de la Grande Guerre ...

 

 

 

L’horreur de la Grande Guerre

et

 des "Gueules cassées" ...

 

 

 

 

Avoir survécu au carnage. Rentrer chez soi. Et encore devoir survivre aux regards souvent terrifiés des familles, des enfants, des inconnus qui se détournent face à l’horreur ?

Survivre...

 

le visage arraché,écrasé,déformé,béant...après que,dans les tranchées,les têtes à découvert aient explosé sous les tirs d’artillerie, obus, grenades,shrapnels*,bombes ...

 

 

 

 

 

 

Ces massacrés de la vie ont ensuite enduré les très longues souffrances des méthodes balbutiantes de chirurgie réparatrice – modifiant seulement un peu l’horreur de leurs visages dont certains  demeuraient toujours méconnaissables. Visages expressifs  qu’on avait aimés – avant ...

 

Oui, c'était avant !

 

Ils étaient en vie, certes, mais quelle vie leur restait-il ? Elle serait  longue, encore plus longue parce qu'ils étaient encore jeunes. Elle serait  un calvaire pour ces soldats  sacrifiés sans pension d’invalidité car, ironie de la guerre, une blessure de la face n'est pas reconnue. Sans travail. Sans espoir ... et parfois abandonnés par leurs épouses.

 

A quoi l'amour peut-il résister ?

 

S’ils avaient pu choisir la forme de leur détresse, peut-être auraient-ils préféré être mutilés ou  même amputés ? Des deux bras, des deux jambes comme certains de leurs camarades ? Ceux-là, on pouvait les regarder,les embrasser !

 

Bien qu'il n'ait pas fait la guerre, l'artiste irlandais Francis Bacon a peint ses propres autoportraits (exprimant sa souffrance psychologique) comme une illustration surréaliste et poignante de la cruelle actualité des malheureuses "gueules cassées" dont on ne veut, dont on ne peut publier les photos. 

 

Nous célébrons le Centième anniversaire de la fin  de la Premiere Guerre mondiale.

Rendons un hommage plein de respect à cet abime de souffrances endurées  par des millions de jeunes hommes français,européens mais aussi venus des quatre coins du monde. 

 

6,5  millions d'hommes invalides ... 

Pourquoi ?

Pour que vive la Liberté.

Liberté de la France.

 

N’oublions jamais !

 

Eux, n’ont jamais pu oublier ...

 

 

* Shrapnels : obus chargés de petites balles  qu'on appelait la "mitraille".

 

 

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