Les Celtes, nos ancêtres

 

 

 

 

Les Celtes, nos ancêtres ... (1)

 

De tous temps, des migrants se sont intégrés aux populations présentes sur le territoire qui n’avait pas encore la forme d’un hexagone. Rien de neuf sous le soleil français. Et cela s’est plus ou moins bien passé selon la nature du migrant, selon le regard bienveillant ou non de l’autochtone … mais allons plus loin dans l’Histoire.

Aux environs du 2è s. avant J.C., la cité des Parisii accueille des étrangers.

 

Leur nom ? Les Celtes.

 

D’où viennent-ils ? Ils arrivent de l’Est. Leur territoire est vaste. Du nord de l’Autriche jusqu’au sud de l’Europe. Leur berceau originel présumé serait la région de Hallstatt en Autriche. Exilés politiques ou migrants économiques ? Pas tout à fait. Les nouveaux arrivants sont souvent des mercenaires. Ils sont dénommés Celtes et, au cours du temps, ont opéré un tel brassage naturel de population (y compris en Méditerranée) que les Celtes « purs » n’existent pas. Par contre, leur cohabitation avec les Gaulois parisii introduit aisément leur culture, leur artisanat et enrichit la mythologie locale en une symbiose réussie. Bref, le Gaulois les accepte. Sans xénophobie. Comme il acceptera les Romains quelques temps plus tard. Pourquoi ? Il a sans doute senti tout l’intérêt que lui apportent les nouveaux venus

 

A supposer qu’un Parisii gaulois soit blond aux yeux bleus, comme il est aimablement décrit, il est probable qu’il ne l’est pas exclusivement à l’arrivée des Romains au 1er s. avant J.C. En effet, dès le 4è s. avant J.C. les migrants ont déjà traversé la région parisienne pour se rendre en Grande-Bretagne et en Irlande. Ils n’ont sans doute pas fait que passer chastement ! Le mixage des populations a vraisemblablement atténué la blondeur capillaire que l’Histoire voudrait nous imposer.

 

guerriers celtes nusCelte ou Gaulois, le Romain ne sait pas très bien faire la différence. Il décrit l’un ou l’autre, à moins que ce ne soit l’un et l’autre, comme un homme courageux, intrépide, affrontant le combat parfois nu, avec une rage de vaincre liée à un solide complexe de supériorité. Ne suspend-il pas à la porte de sa chaumière les têtes coupées de ses victimes qui, à l’évidence, prouvent son invincibilité. Que l’ennemi potentiel s’en souvienne !

Le Celte est convaincu qu’il y a une vie après la mort. Ce qu’enseignent les Druides. La mort n’est qu’un passage. Il n’y a donc aucune raison de la craindre et cela pourrait peut-être aussi expliquer qu’il soit si téméraire à la guerre.

Le Celte apporte un savoir-faire européen incontestable. Il maîtrise de très longue date le travail de la fonte donc du bronze (Age du bronze - 3è millénaire avant J.C.) et celui de la forge donc du fer (Age du fer - 1er millénaire avant J.C.).

Mais ce n’est pas la seule qualité du Celte. Il est aussi artiste.

Maître reconnu dans l’art de travailler l’or. Et cela le Gaulois bon teint ne sait pas faire.

 

Tout peuple

capable d’accueillir des « migrants »

s’enrichit  de leur culture.

Se refermer sur soi, c’est s’étioler.

Ne plus évoluer.

 

S’appauvrir.

 

 

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