Après les JO

Après les JO ?

 

Sous l’œil attentif du monde entier, les J.O se sont déroulés dans la paix.

 

Chaque observateur était néanmoins dans l’expectative.

 

Contre toute attente, le leader nord-coréen accepte actuellement de se rapprocher du Sud. A moins que ce ne soit le Sud qui se rapproche du Nord ! La démarche est sensiblement différente !  La Corée du Sud pourrait-elle influencer les Etats-Unis et la Chine, sans que Kim-Jung-Un s’engage le moins du monde ? Trump serait-t-il habilement  court-circuité ? Manipulé ?
 

Que le monde accepte de reconnaître la Corée du Nord comme puissance nucléaire à l’égal des autres, Kim-Jung-Un mettra-t-il en sourdine ses instincts belliqueux ? Dénucléariser son pays ? Il n’en est pas question. Il n’en sera jamais question. La sécurité de la Corée du Nord est à ce prix. Il veut être considéré au même niveau de capacité de réplique que les USA et le reste du monde.

 

Si la paix est réellement à ce prix, pourquoi pas ? Posséder l’arme nucléaire est une chose. Ne pas l’utiliser en est une autre. La question est : le leader nord-coréen est-il un homme de parole  à qui on peut faire confiance ? La réponse ? Nul ne la connait. Mieux vaut temporiser. Mieux vaut ménager sa fierté. C’est tout le rôle d’une diplomatie intelligente !

 

Quel rôle joue actuellement la Chine ? Pacifique peut-être.

Que résultera-t-il de la rencontre américaine ? C'est le plus incertain.

 

Le danger est toujours latent. Les braises couvent sous la cendre … et pas uniquement dans cette partie du monde …

Tortues de Madagascar

 

Les tortues de Madagascar

 

tortues malgaches

A Madagascar, l’Ile Rouge, des centaines de tortues marines sont capturées pour la vente de leur chair (1.60€ le kg !) en raison de la sous-alimentation de la population. L’Express de Madagascar rapporte que plusieurs enfants sont décédés en janvier 2016. Intoxiqués par la chair des tortues qui se nourrissent d’algues toxiques pour l’homme, en particulier en saison chaude. C’est actuellement l’été dans l’hémisphère sud.

***

 

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Frayeur aux Catacombes de Paris

Frayeur aux Catacombes de Paris.

 

En l’An de Grâce 1998, une petite classe se présente au guide-conférencier que je suis. Un groupe de 20 enfants – 9 à 11 ans – et deux accompagnateurs.

 

Ils sont tous effarés de ce qu’ils découvrent et que j’explique avec des mots adaptés à leur jeune âge – mais est-ce bien l’âge pour visiter un tel lieu ? Curieux choix pédagogique et ce n’est pas Halloween ! Je fais avec car moi, je n’ai pas le choix. Ils sont là et je dois les intéresser sans les choquer. L’atmosphère les sidère. Les crânes excitent les garçons, effraient les filles.

 

Calmement, tout en pépiant à qui mieux mieux, nous parcourons le premier kilomètre. Soudain nous parviennent des éclats de voix agressifs accompagnés de termes obscènes suivis de bruits de verre cassé. Cinq garçons surexcités surgissent - 10-14 ans. Pas plus. Ils ont pris des crânes qui leur servent de projectiles pour viser les ampoules (non protégées à l’époque) qui se brisent en même temps que la lumière s’éteint. C’est le noir quasi-total (sauf, au loin, quelques loupiotes pas encore atteintes). Un environnement terrifiant pour ma petite troupe qui se rabat pour se protéger contre un mur … d’ossements … ce qui ne la rassure pas du tout !

 

J’allume aussitôt ma lampe torche et rassure les enfants.

 

Ecoutez-moi bien. N’ayez pas peur. Tenez-vous tous par la main, ne vous lâchez pas et suivez-moi.

 

Les deux accompagnateurs sont muets. Peut-être pas plus rassurés. Bravo !

 

Au pas de charge, j’entraîne ma jeune équipe sur les 700 m. à parcourir avant d’atteindre les 90 marches qui nous séparent de la sortie. Bien sûr, je n’explique plus rien !

 

Injures et vociférations nous parviennent encore, de plus en plus loin. En sens inverse de la visite, les vandales continuent leur œuvre de destruction. Semer la panique parmi les visiteurs les amuse beaucoup. Peu de gardiens sur l’ensemble du parcours. Le rêve !

 

Malgré la hauteur des marches, en quelques minutes l’escalier est franchi et, tout là-haut, sur un banc, trois garçons surexcités. Ils insultent avec grossièreté le gardien de faction dont le rôle est de fouiller les sacs (des crânes sont volés tous les jours). Les gamins vocifèrent d’autant plus que la police vient d’arriver et tente de les embarquer dans le fourgon. D’autres policiers descendent intercepter les voyous qui seront pris en tenaille par leurs collègues venus de l’entrée.

 

Quant à moi, je suis soulagée d’avoir remis indemnes tous ces petits à leurs animateurs. Mais encore une fois, quelle idée de confronter des enfants si jeunes à des millions d’ossements qui, malgré mes explications historiques sommaires, ne peuvent que leur laisser un profond malaise et alimenter leurs cauchemars ?

 

L’Education Nationale est supposée réfléchir au choix d’initiatives culturelles et c’est très bien.

Néanmoins certains s’avèrent peu judicieux pour des enfants de 10 ans !

 

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S'amuse-t-il toujours ?

 

  • corée du nord
  • jeux olympiques

 

 

 

Kim Jung Un s’amuse-t-il toujours ?

 

 

Les apostrophes cinglantes et les boutades belliqueuses du leader nord-coréen viennent de s’inverser de manière étonnante. Pirouette déstabilisatrice ? Kim Jung Un saisit soudain l’opportunité des J.O. en Corée du Sud pourtant programmés depuis longtemps ! Est-ce l’expression d’un brutal opportunisme « sincère » ou une habile manipulation à peine déguisée des principaux protagonistes ?

 

Ruse, feinte annonciatrices sournoises d'un chantage politicien aux manœuvres militaires américaines honnies depuis toujours ?

 

Tactique à n'en pas douter. Kim Jung Un se frottera bientôt les mains tandis que Trump et la Corée du Sud ne pourront plus que rire jaune. Dégel politicien avant nouvelle glaciation ...  à moins que ce ne soit le feu de l’enfer généreusement promis?

 

Nul ne le sait.

 

 Seul Kim Jung Un …peut-être ...

 

Il est certain que les « cui-cui trumpiens » assortis de gesticulations mal orchestrées l’amusent follement. Il virevolte et slalome entre ses missiles se riant des sanctions. Il se sait propriétaire quasi exclusif des "terres rares" indispensables à la planète entière. On devra lui manger dans la main ... Ha ha !

Néanmoins, la sagesse du proverbe coréen suggère réflexion :

 

"Quand les baleines se battent,  les crevettes ont le dos brisé".

 

Affaire à suivre !

 

 

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Jusqu’où ira Kim Jung Un ?

 

Jusqu'où ira Kim-Jung Un ?

 

Kim Jung Un ? L’un (mais pas le dernier) des dictateurs contemporains mythifié sur ordre par son peuple. Brûlera-t-il un jour les ailes de sa folie de son intransigeance ? Pas certain. Ce sont les ailes de la paix qu’il enflamme. Il carbonise l’équilibre du monde. Or le monde est fragile. Les deux dirigeants impétueux autant qu’imprudents se font face comme des coqs orgueilleux surexcités. Que leur crête dépasse celle de l’autre ! Que leurs ergots dominateurs déchirent toute tentative diplomatique. Que leurs déclarations puériles et insensées anéantissent tout bon sens qu’ils piétinent avec une arrogance imbécile.

Leur superbe n’a d’égale que l’indifférence qu’ils éprouvent pour les êtres humains dont ils ont la responsabilité politique certes mais surtout morale. Imbus de leur complexe de supériorité, ils font fi de manière cynique et sardonique de la catastrophe inévitable dont ils se moquent !

Sur cette planète Terre, aucun Etat n’est isolé. Chacun appartient au gigantesque jeu de dominos déjà bien installé. Chaque domino est otage du précédent. Même s’il le refuse véhémentement !

Kim Jung Un n’est ni le premier ni le dernier des apprentis sorciers. Il se joue du Président des Etats-Unis. Donald Trump l’excite comme un Président qui méconnaît la lourde responsabilité de sa fonction. Donald Trump l'excite comme quelqu'un qui ne comprend rien à ce qu'est la politique. Comme quelqu'un qui est incapable d'anticiper les conséquences de ses paroles et de ses décisions. Bisque, bisque …

 

Dommage. Dangereux. Explosif.

 

Curieux tout de même que les Hommes de bonnes volonté soient si facilement assassinés quand des Etres de Ténèbres menacent tranquillement l’Humanité ?

 

Ah ! Politique quand tu nous tiens ….

Bienheureux DalaÏ Lama !

Bienheureux Dalaï Lama

Un esprit apaisé. Serein. Gorgé de paix, peaceful … le français n’a pas d’équivalent aussi parlant. Paisible ou apaisé ont une connotation différente ! Dommage.

C’est cette plénitude qui s’alimente et réalimente spirituellement sa philosophie. Dans un tel état d’esprit, la vie serait plus douce. Plus acceptable. Non seulement aux pauvres miséreux - comme dans la chanson - mais à tout un chacun. Y compris à ceux que le passé a abîmés. Le présent aussi d’ailleurs. Et le futur n’apporte aucun espoir. Il projette un désamour autour de soi où ne pétille aucune étincelle de paix, de joie aussi bien extérieure qu’intérieure. Combien ont le regard triste, déjà mort à la vie … bien que, tout au fond des cœurs, l’impatience d’une simple miette de bonheur trépigne dans le vide … où la paix est absente ?

Le Dalaï Lama, je l’ai rencontré lors de sa visite à Paris. Le thème prinipal qu'il a abordé avec sa conviction coutumière était : L'éthique mondiale à l'aube du 3ème millénaire.

26 septembre 2.000. Stade Charlety à Paris. Une chaude journée. Un ciel bleu sans nuage. Les gradins sont pleins face à l’estrade décorée de tentures rouge et jaune. Paisiblement assis, le plus célèbre des moines tibétains. Entouré de deux autres moines. Tout de rouge et jaune vêtus. Le DalaÏ parle lentement mais avec force et conviction. Le silence est poignant. Soudain, je suis distraite par un nuage rond, noir et lourd qui approche pas à pas. Il se pose au-dessus de l’estrade et laisse tomber une pluie dense et brutale. Diluvienne. Les projecteurs s’allument. On apporte de grands parapluies noirs aux gardes du corps déjà trempés. Les projecteurs s'éteignent. Le Dalaï parle toujours mais on ne l’entend plus.

Au bout de très longues minutes, la pluie cesse tandis que le nuage noir se métamorphose en un léger cumulus blanc qui s’effiloche peu à peu dans le ciel.

Les spectateurs sont muets. Sidérés. Bouleversés. Muets.

L’électricité revient et le Dalaï Lama parle toujours. Maintenant on l’entend … comme s’il venait d’ailleurs …

A la fin de son intervention, il est intensément applaudi. Chaque spectateur est muet d’émotion. Chacun a-t-il compris le message symbolique délivré par ce surprenant nuage noir – concentré de toute la misère morale de la capitale ? De toute ses vilainies. De toute la noirceur de ses envies, de ses excès. Le Dalaï Lama a « purifié » Paris pour un moment. Un moment seulement.

Les gradins se vident en un silence inhabituel. Et la surprise continue.

A la sortie du stade, sur le Boulevard Jourdan, il n’est pas tombé une goutte de pluie …

   Le Dalaï Lama a tout concentré sur lui !

  Ses auditeurs seuls devaient-ils comprendre … comme des  élus ?

 

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Les tribulations de la religion païenne

Les Tribulations de la religion païenne

 

Lorsque les Edits de 313* et 380** déclarent officielle la religion chrétienne, dans les villes … mais dans les villes seulement … les statues des divinités sont détruites sinon reléguées à l’arrière-plan. Par contre, dans les campagnes on reste très attaché aux croyances traditionnelles anciennes. Les paysans honorent toujours leurs divinités et la religion polythéiste perdure longtemps. Elle est alors qualifiée de religion païenne c’est-à-dire paysanne. De pagus signifiant campagne.

Malgré l’emprise de la toute nouvelle religion monothéiste, la mémoire polythéiste et mythologique sous-jacente demeure. Elle demeure enfouie pendant des siècles. Il n’est pas étonnant que le folklore (« les savoirs du peuple ») la véhicule par le bouche à oreille et s’exprime dans les écrits des premiers lettrés et des moines sous forme de moniages et de légendes. Et de contes aux veillées devant le feu !

Le Moniage Guillaume du 12è s met en scène le mythe d’Isoré, Géant de la Tombe Issoire (15è arr. de Paris). Il rattache la croyance en un géant dévoreur-initiateur du sud de la capitale à un fait historique, à savoir la mort de Roland à Roncevaux (778). On y lit donc ceci.

Un Roi sarrasin géant, dénommé Isoré, attaque Paris avec son armée pour venger son cousin mort au combat en Sicile. Bivouaquant au sud de l’enceinte de Philippe Auguste, le géant est terrifiant et le roi Louis le Débonnaire peu courageux. Il appelle à la rescousse son cousin Guillaume, retiré dans l’abbaye de Saint-Guilhem-du-Désert. En Languedoc.

Peu enthousiaste, non seulement de devoir affronter une telle situation mais également à l’idée de parcourir un si long chemin, celui-ci obéit néanmoins.

Il arrive à Paris, implore le secours divin devant l’ampleur de la tâche et aussitôt une colombe lui prête main forte. Elle fonce sur le géant, lui crève les yeux laissant au moine le loisir de lui couper les jarrets d’une main preste avant de le décapiter.

Seul un Saint homme (il a l’appui de Dieu) peut triompher de monstres malfaisants. Cependant c’est l’identité du Géant Isoré, dont la caverne initiatique du Mons Isoris est proche du lieu du combat, qui est choisi comme cœur de l’histoire. Revivance d’une mémoire collective même si les faits sont différents. Le personnage central est celui de toute l’attention.

Pour la toute petite histoire, le combat aurait eu lieu au carrefour actuel de Port-Royal, face à la Closerie des Lilas …

 

*L’Edit de Milan, promulgué en 313 par l’Empereur Constantin, permet aux chrétiens (seulement 4,5 % dans l’Empire romain et 10 % à Rome) de ne plus vénérer l’empereur comme un dieu. Ils sont autorisés à ne plus adorer les divinités. Une grande tolérance leur est accordée à l’égard de la « divinité qui se trouve dans le ciel et qu’ils peuvent adorer à leur manière »

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Admirable démocratie du peuple des abeilles

 

   Admirable démocratie du peuple des abeilles

 

 

Connaissez-vous le peuple des abeilles ?

 

Remarquable ! Reines, futures reines, ouvrières, nourrices, enfants, adolescentes … toutes exécutent sans contestation la tâche qui leur est dévolue. S’il y a carence d’emploi, s’il y a urgence, certaines changent de fonction et assurant ainsi la continuité de la vie normale d’une ruche. Leur flexibilité est spontanée. Nul besoin d’un Conseil des Anciennes. Ni loi, ni décret, ni ordonnance pour imposer l’obéissance, le fonctionnement cohérent et la survie de la communauté.

 

Toutes sont tenues informées collectivement et avec précision (et peuvent donner leur avis) sur le choix, la distance, les points de repères géographiques du meilleur emplacement à butiner. Elles mémorisent les informations transmises à travers des codes que sont la danse plus ou moins haute, plus ou moins rapide ou plus ou moins longue ou encore le frétillement des ailes de la cheffe. Elles sont aussi averties du degré de pollution, des dangers, de l’heure la plus favorable pour s’engager dans la direction communiquée avec grande précision. Elles sont instruites du temps dont elles disposent, des couleurs des fleurs à butiner …. etc.

Un briefing animal de la plus haute qualité !

 

Les abeilles sont susceptibles de discuter de l’emplacement proposé pour l’installation de la ruche, de l’utilisation du miel … destiné à leur survie selon la température du moment ! S’il y a quelques récalcitrantes, elles ont vite fait de se ranger à l’avis majoritaire. Cela pourrait ressembler à du totalitarisme or il ne s’agit que d’une cohésion intelligente et spontanée. Pas de grèves. Pas de manifs. Si c’est le meilleur choix pour la communauté, alors toute la ruche accepte démocratiquement.

De petites socialistes dans l’âme, ces abeilles dont nous avons l’obligation de protéger la perpétuation de l’espèce si dangereusement menacée.

 

Polyvalence et flexibilité altruistes devraient nous faire rougir, nous qui en sommes incapables malgré notre propre intelligence que nous ne cessons de mettre stupidement en avant !

 

L’intelligence de l’abeille est logée dans un cerveau plus petit qu’une tête d’épingle !

De quoi être béats d’admiration et … nous remettre en question, évidemment !