Haro sur la sècheresse.

 

Haro sur la sécheresse.

 

 Le changement climatique est bien là. Nul ne le nie ... maintenant. Il nous oblige  à réfléchir aux comportements et solutions éventuelles à y apporter pour « retarder » la catastrophe annoncée et le manque inquiétant de denrées alimentaires de première nécessité. En particulier dans certains pays aux coutumes culinaires moins diversifiées.

 

Imge : lesechos.fr

Récolte  de blé compromise en France

 

non seulement en quantité mais aussi en qualité !

 

Inondations et crues rapides*, mais aussi à l’inverse, sécheresses « éclair » affectent déjà dangereusement de nombreuses régions de la planète.  En seulement une toute petite semaine, une sécheresse peut anéantir une récolte et créer la famine selon la région où elle vient de sévir. On estime l’augmentation de ces phénomènes entre 3 et 19% dans les zones les moins touchées. Jusqu’à 59% au centre de l’Amérique du nord et dans le sud-est de l’Asie.

 

Cela n’affecte pas seulement les récoltes mais aussi la flore, la faune, le bétail ... et les hommes. La plupart du temps la sécheresse ne dure pas que quelques jours mais pendant des semaines, des mois, parfois des années et  la vie est en danger d’extinction. Il ne s’agit plus de sècheresse mais d’aridité.  

 

Image : ©AFP/Archives/ORLANDO SIERRA)

  Tegucigalpa, au Honduras, le 22 avril 2016. 

Certains peuvent encore utiliser les moyens d’irrigation ancestrale*** à partir de sources ... à condition qu’elles ne se tarissent pas. Pour d'autres ... les incendies ne sont même plus à craindre puisqu’il ne reste plus la moindre végétation. Pas de bois pour cuire les aliments. Il n'y a d'ailleurs plus rien à cuire. Le bétail meurt de soif et de faim. Toute culture est impossible.

 

Or, si l’absence de pluie et la chaleur du soleil sont directement responsables, en omettant de parler de l’effet de serre** que la surconsommation a provoqué, il serait maintenant possible de tenter d’améliorer, d'inverser la situation, (sans pour autant diminuer l’effet de serre !) en « piégeant » l’énergie solaire.

 

Celle-ci, dont le coût a diminué, alimente des pompes plus ou moins puissantes qui font remonter de l’eau de différentes profondeurs. Hélas, cela n’est possible évidemment que dans les pays riches. C’est le pari de la Californie au 21è siècle.

 

La puissance solaire est si considérable qu’une unique heure d’ensoleillement permet d'atteindre  la quantité d’énergie consommée par la planète entière en une année ! Ainsi, il devrait être possible pour les pays dits ‘pauvres’ -  et heureusement très riches en durée d’ensoleillement - d’installer à coût raisonnable des pompes à eau alimentées par le soleil. Il suffit de les aider et les cultures seront arrosées  quotidiennement, à bon marché puisque les panneaux solaires sont dorénavant abordables et d’entretien simplifié.

 

Leur fonctionnement se résume à poser quelques panneaux photovoltaïques qui transforment l’énergie en électricité. Celle-ci fait tourner un moteur qui entraine un volant actionnant un piston. Ce dernier aspire, refoule et distribue l’eau en surface. Peu de pièces détachées, peu d’entretien, peu de dépenses courantes.

 

Une volonté gouvernementale, locale ou bipartite, résoudrait ou tout au moins retarderait la famine en aidant familles, maraichers et cultivateurs de céréales.  

 

L’environnement serait respecté.

L’économie stabilisée.

Les déplacements de populations évités. 

 

Autre conséquence de la sècheresse, et non des moindres, lorsque des pluies surviennent, trop intenses et violentes comme elles le deviennent, elles n’ont aucun effet bénéfique puisque le sol est si endurci que les eaux dévalent sans pénétrer la couche terrestre. Au mieux, elles tentent de remplir les nappes phréatiques après avoir causé d'innombrables dégats.

 

* Crues et inondations font l'objet d'un prochain article.

 

** Les moyens d'irrigation traditionnels et ancestraux ont fait leurs preuves et sont toujours utilisés.

 

*** Le rayonnement thermique infrarouge que provoque le soleil sur la terre ne peut plus être évacué à cause de la présence d’une couche trop épaisse des gaz émis par cette même terre. Ces gaz absorbent les infrarouges et les transforment en chaleur supplémentaire.

 

C’est l’ "effet de serre" !

 

Les gaz responsables sont la vapeur d’eau, qui elle,  quitte l’atmosphère en quelques jours. Quant aux autres, leur délai d’évacuation est bien différent et de ce fait très inquiétant : douze ans pour le méthane, un siècle pour le CO2, 120 ans pour le protoxyde d’azote et plus de 50.000 ans pour les gaz halogènes !

 

L'être humain a, certes,  des ressources pleines de pragmatisme et d'astuces mais sa longue et douloureuse  adaptation se fera au mépris de son intégrité physique originelle et mentale.

 

 

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