Le désastre programmé du méthane.

 

Le désastre programmé du méthane.

 

Jusqu’à présent les recherches concernant les causes du réchauffement climatique se sont concentrées sur le dioxyde de carbone - Co2.   Depuis quelques temps on s’aperçoit qu'un gaz, le méthane, est lui aussi largement  responsable mais pas dans les mêmes proportions. Il l'est beaucoup plus. On estime qu'il est 80 fois plus puissant que le CO2.

 

Depuis une quinzaine d’années, les émissions de méthane augmente dangereusement du fait de la démographie croissante, d'où une surconsommation de viande qui nécessite l'intensification de l’élevage de bovins, principalement, source directe de méthane.

 

Surconsommer du pétrole et du gaz naturel, produits par les sociétés* pétrolières et gazières, accélère la la pollution de l'air et la production des déchets dont on ne sait que faire : ils sont accumulés dans les décharges aux proportions inquiétantes. Cela semble irréversible.

 

La fonte des glaces qui met le permafrost** à ciel ouvert sur des surfaces gigantesques, zones humides par excellence, voit se dégager tout naturellement un méthane incontrôlable et aisément inflammable d'ailleurs idenfifié par satellites;

Image : trustmyscience.com

Méthane en fen .

Quant aux organismes, microbes, bactéries et virus, vivant  dans la boue des zones humides et libérées de glace et de neige, ils ne sont pas anodins eux non plus dans l’émergence du méthane car réactivés par une augmentation de température.

Et dans ce cas précisément, ce serait le réchauffement climatique lui-même qui le favoriserait.

 

Le méthane et le CO2  causent à nouveau du réchauffement

 

qui stimule la libération du méthane.

 

  La boucle est bouclée !

 

Par ailleurs, après avoir attentivement étudié les alternances de périodes d’intense pluviosité et les variations concomittantes de production du méthane dans les zones tropicales, le constat est tombé : l’activité microbienne reliée à la hausse de pluviométrie est maintenant une certitude absolue.

 

Certes, le méthane a une durée de vie bien plus courte que le CO2 – "12 ans seulement" – cependant  il réchauffe beaucoup plus vite que ce dernier dont la durée de vie est d’une centaine d’années.

 

Ainsi, il est urgentissime de mettre en œuvre immédiatement une politique*** planétaire  drastique relative à ce gaz en particulier afin que le climat ne se dérègle définitivement d’une manière mortifère à très brève échéance.

 

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* Suivies par des satellites, nous avons la preuve que les Sociétés Pétrolières et Gazières n'entreprennent la maintenance de leurs équipements qu’après avoir rejeté systématiquement le gaz pollueur des pipelines. Et ces mêmes satellites ne repèrent que les plus gros panaches de fumées ! C’est alors plus de 10 % de la production de méthane qui sont rejetés dans l’atmosphère.et dans la mer.

 

Image : wikipedia.org

Torchère en Thaïlande

Image : france3-regions.francetvinfo.fr/                                                                                                            Image : parismatch.com

 

Dégazage en mer et pollution de plage.

 

** Le permafrost ou pergasol est la surface, souvent gigantesque, dégagée par la fonte des neiges et de la glace, demeurant maintenant à ciel ouvert  plusieurs mois de l'année. Des températures très élevées y sont enregistrées : jusqu'à + 20° C !  C'est le cas en Sibérie, mais pas seulement. Un tel changement n'est pas sans conséquence sur les animaux qui paissent dans ces régions.

 

** En 2020,  lors de la Cop 26, 100 pays ont décidé de réduire leurs émissions de méthane de 30% en 10 ans. Si cette décision est appliquée (?), le réchauffement devrait avoir baissé de 0,2° en 2050. Il a actuellement dépassé 1°5 et s'approche rapidement de  2° ...

 

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