Notre cerveau bientôt réparé ?

 

Image : gif-maniac.com

 

Depuis des décennies, le cerveau humain est l’objet de recherches très poussées visant  à tenter d’atténuer, sinon guérir, des affections dégénératives dont la pollution, les pesticides et autres produits dangereux sont peut-être aussi en partie responsables.

 

Ona remarqué qu’autour d’un foyer pathologique cérébral  proliféraient les cellules,  gliales* qui entourent naturellement tout neurone. On a réussi à les programmer en cellules cérébrales spécifiques que sont les neurones.

 

Image : schoolmouv.fr/

 

Un neurone.

Cela conforte l’espoir de remplacer des neurones détruits, responsables de troubles fonctionnels irréversibles et de pathologies telles que la maladie d’Alzheimer, l’épilepsie et bien d’autres, par des cellules saines et « reprogrammées » qui assureraient leur propre fonction déficiente.

 

Lorsqu’un foyer pathologique se forme dans le cerveau, les cellules gliales qui entourent les neurones prolifèrent considérablement mais ne l’empêchent cependant pas de s’étendre.

 

Image : franceculture.fr/

Ci-dessus, en bleu, les cellules gliales (ou astrocytes) entourent un neurone sain et son noyau.

Une idée a donc germé !

 

Pourquoi ne pas utiliser le surnombre de ces cellules  en les modifiant et les reprogrammant comme de vrais neurones pour remplacer ceux que la maladie a détruits ? Contrer par exemple le déclenchement de crises épileptiques par les neurones pathogènes ? 

 

La souris a servi de cobaye.

 

Dans les cellules gliales d’un foyer épileptique, artificiellement créé pour l’expérimentation, sont introduits grâce à la stéréotaxie ** les gènes*** de neurones sains. Au bout de quelques semaines, les cellules concernées se métamorphosent en nouveaux neurones opérationnels. Ils sont appelés « neurones induits ».

 

La cellule gliale a alors changé d’identité

et par là même de fonction !

 

Les nouveaux neurones induits bloquent déjà le processus pathologique. Ils se comportent comme des neurones sains et ... essaiment même dans tout le cerveau,  remplaçant ceux que  le temps a détruits.

 

Si cette technique révolutionnaire a pour résultat premier d'empêcher les pertes de la mémoire dues à la maladie d'Alzheimer, ce serait une grande avancée médicale. Actuellement, la recherche avance considérablement dans ce domaine.

 

 

  • * Les cellules gliales (astrocytes) sont inclues dans la glie, sorte de colle protectrice des neurones eux-mêmes. Jusqu'à tout récemment, on la supposait inerte alors qu'on découvre qu'elle pourrait être indispensable à la stabilité de nos capacités cognitives et mémorielles. Progrès considérable dans la connaissance du fonctionnement cérébral et de la thérapie.
  •  

    ** La stéréotaxie est une technique neurochirurgicale mise en place dans les années 60. En se basant sur des coordonnées en 3 D de l’espace cérébral, elle permet de repérer avec une extrême précision les cellules gliales sélectionnées, de les atteindre au plus près du foyer pathologique à l’aide de microélectrodes et d’y insérer les gènes neuronaux. Des vecteurs viraux désactivés induisent ensuite la reprogrammation cellulaire.

 

  • Image : neurochirurgica.org
  • Casque de stéréotaxie.
  •  

*** Les gènes sont la carte d’identité de l’être vivant, de l’hérédité transmise par les géniteurs dont le nom lui-même est explicite ! Les gènes contiennent les caractéristiques physiques, le fonctionnement cellulaire, les maladies héréditaires. C’est le noyau de chaque cellule de notre corps qui sert de tabernacle au patrimoine génétique dont les gènes, composés d’ADN, sont fixés sur une partie précise d’un chromosome. 

 

 

***

 

 

Type de contenu