Foggara algérienne
Foggara algérienne.
La foggara ? mentionnée par Hérodote 400 ans avant notre ère !
Déjà utilisée en Perse et en Mésopotamie.
Capture d'écran
Astucieux système d’irrigation adopté au sud algérien
depuis 15 siècles !
Et nous devrions penser à l'adopter en France également pour irriguer nos culturesde manière écologique.
La foggara (plur. fogaguir, de f’qr creuser) permet encore et toujours de lutter contre l'aridité des sols cultivés tout en limitant au maximum l’évaporation par l'organisation pragmatique du passage de l’eau. C’est le captage "intelligent" d’une nappe souterraine.
Après avoir atteint le niveau le plus proche du sol où affleure la nappe souterraine, un canal est dessiné et creusé jusqu’à obtenir un débit d’eau suffisant. Canal d’1 m. de large, percé et abrité sous plusieurs mètres de surface du sol et sur plusieurs kms. Il assure ainsi un dénivellé de plusieurs millimètres par mètre avant de se déverser dans un bassin de rétention.
A la sortie de celui-ci, une sorte de « peigne » (métal ou terre cuite percés de trous) en distribue le précieux liquide en le répartissant dans des rigoles qui alimentent les potagers et la palmeraie.
Là, pourrait intervenir une autre étymologie de foggara : fedjra signifiant faire couler l’eau.
(photos-captures d'écran)
De la Perse au Maghreb ... on n'a toujours rien inventé !
Et ça coule toujours ... enfin tant que l'eau alimentera la planète !
Pensons-y ...
Mais les Audois y ont pensé et assurent ainsi la culture du riz dans l'Etang de Marseillette, qui, paradoxe, est vidé pour être irrigué !
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