Le ver de terre en Arctique
Les vers de terre
en Arctique.
Nuisibles ?
Responsables ?
Si leurs ancètres vivaient dans les mers, au cours des temps les vers se sont reconvertis et adaptés à la terre où, lors de la dernière glaciation, ils ont été immobilisés pendant des milliers d'années. Or des prélèvements récents ont prouvé qu'ils pouvaient "renaître" grâce à une température adéquate.
De leur milieu aquatique originel, ils ont gardé un grand besoin d'humidité. Les vers (qui sont hermaphrodites) n'aiment pas le froid et s'abritent profondément dans le sol en hiver. D'où leur résurgence avec le réchauffement climatique dans les régions polaires.
En se tortillant pour se déplacer les vers rendent le sol moins compact, ce qui l'aère. Il devient plus productif. Plus fertile. La croissance des plantes est facilitée. Si la glace et la neige fondent, les vers "revivent", s'activent. Le sol étant plus fertile, une végétation nouvelle démarre plus vite mais alors la neige ne renvoie plus lumière et chaleur dans l'atmosphère. Les vers de terre sont-ils néfastes dans ce cas ?

Image : franceculture.fr
Les vers de terre de nos jardins font partie de la grande famille des gastéropodes, communément appelés limaces. Ils ont besoin d'une température agréable d'environ 20° et s'ils n'ont pas le temps de s'enfouir profondément dans le sol lors d'un gel brutal, ils meurent ou tout au moins diminuent en nombre.
L'humidité et la pluie leur sont indispensables pour produire le mucus qui permet leur déplacement. S'ils en manquent, ils tentent de se creuser un abri aussi profond que possible, ce qui leur est très difficile sinon impossible dans un terrain sec ! Par contre dans le permafrost, très humide, c'est un jeu d'enfant !
La grande famille des limaces compte des artistes nocturnes, les feux-follets ou lucioles. Et parfois, il arrive que limace et escargot se racontent leurs mésaventures cocasses et dangereuses ...
***