La lune et le réchauffement climatique.

 

                

La lune et le réchauffement climatique.

 

 

Des chercheurs* géophysiciens ont découvert que l'intensité de dégagement  du méthane, gaz  contenu dans les sédiments sous-marins et gros producteur de CO2, est  modifiée par les marées. Le méthane s'échappe en plus ou moins grande quantité selon l'action des différentes phases de la lune, responsable des marées.

 

 

 

Photo: Maja Sojtaric Credit

 

 

Pleine lune à Tromso - Norvège

 

La lune exerce l'attraction de la terre qui se trouve au fond des océans. Moins ils sont profonds,  plus l'attraction gravitationnelle est forte.  

Dans l'Arctique, les récentes mesures ont montré que le rejet direct du méthane dans l'atmosphère est plus intense lorsque la pression de l'eau diminue, donc  en marée basse. Il s'échappe plus facilement.

 

La pression importante exercée par la marée haute diminue la décharge du gaz  emprisonné dans les sédiments.

 

La lune, via le méthane, contribue donc directement, elle aussi, au réchauffement climatique ! Avec notre satellite, nous formons un duo responsable.

C'est une découverte qui, dorénavant, va devoir obliger les spécialistes à prendre en compte l'intervention de notre satellite dans les calculs prédictifs du réchauffement climatique. Certes le phénomène n'est pas nouveau, il a toujours existé mais nous le découvrons seulement maintenant et la situation planétaire est telle qu'il est impossible de l'ignorer.

 

Dans quelques années, les calculs de Co2 dans l'atmosphère devront aussi tenir compte de  l'élévation du niveau des océans, déja amorcée. Exercant une plus forte pression sur les fonds sédimenteux chargés de méthane, ils devraient en diminuer un peu la quantité dégagée.

La submersion marine, est plus facile à imaginer.

 

Elle est inévitable.

 

Depuis quelques années déjà, on constate une accélération redoutable du dégagement de méthane sur les  gigantesques étendues de permafrost en cours de dégel accéléré.

 

Les prévisions alarmantes estiment à 2° - au minimum - l'augmentation des températures sur l'emsemble de la planète.

Nous en sommes à 1°5 actuellement et voici  le résultat !

 

La Nature, une chaine ?

 

Evidemment.

 

 

*Andreia Plaza-Faverola, géophysicien à l'Université de Tromso en Norvège est l'un des auteurs de cette enquête, publiée dans phys.org/news/2020-12

 

 

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