135 médaillons

 

en

 

hommage à Arago.

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu'en 1994, on  demande à  l'artiste néerlandais Jan Dibbets de créer une oeuvre en hommage à Arago*, il imagine 135 médaillons en bronze de 12 cm de diamètre, fixés sur  le sol le long du méridien de Paris. Celui-ci avait été défini par les calculs et relevés minutieusement effectués par Cassini de 1718 à 1740 et qu'il avait matérialisés par 96 obélisques de Dunkerque à Perpignan.

 

Ces médaillons portent le nom de François Arago, le physicien et  célèbre astronome qui avait prolongé jusqu'aux Baléares la Méridienne de Cassini. Ils célèbrent le bicentenaire  de sa naissance.

 

Depuis 1994, ils remplacent la "mémoire" d'une statue en bronze à son effigie, réalisée par Alexandre Olivia et inaugurée par le Président Raymond Poincarré en 1893. Or, elle    n'est plus sur son socle depuis 50 ans !

 

 

Image : unjourdeplusaparis

 

Monument à Arago datant de 1893.

Place de l'Ile de Sein

75014 - Paris

 

En effet, en 1942, lors de la Seconde Guerre Mondiale, ainsi que beaucoup d'autres  la statue est fondue  par les Allemands pour fabriquer des canons. Sur une paroi du socle demeuré inutile Jan Dibbets demande alors que soit inserré  le  premier  médaillon.

 

 

 

 


 Image : unjourdeplusaparis.com


 


Au 21è s., l'Académie des Sciences et l'Observatoire de Paris décident de lancer un concours pour  créer une nouvelle statue. Le lauréat est un plasticien belge, Wim Delvoye, dont l'oeuvre primée s'éloigne du clacissisme traditionnel.  Par le "mouvement " de ses lignes giratoires elle est censée évoquer les travaux du célèbre physicien sur les forces centrifuges. Arago ne rejoint pas le socle d'origine mais est placé dans les Jardins de l'Observatoire à quelques dizaines de mètres.

 

 

Image : paris-bise-art.

 

 

* François Arago (1786-1853),  mathématicien et physicien, est nommé Directeur des observations de l'Observatoire de Paris en 1834. Il y meurt  après avoir, en tant que Ministre de la Marine et des Colonies, signé l'abolition de l'esclavage en 1848.

Arago admire le travail de Cassini et, en tant que polytechnicien, il n'a pas de mal à continuer son oeuvre sur le terrain.

 

Sur les 12 kms qui séparent la Porte de Montmartre, au nord, de la Porte d'Orléans, au sud, le parisien curieux peut   retrouver aisément les médaillons qui subsistent encore dans le bitume.

 

 

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