La riziculture de l'Etang de Marseillette (2)

 

 

La riziculture

 

de l'Etang de Marseillette.

 

Aude – Languedoc Roussillon

 

 

Avril sur l'Etang de Marseillette. La terre a été travaillée en fin d’hiver. Les vannes sont ouvertes. La rizière se remplit d'eau douce.

 

 

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Bassin de drainages.

 

Dans quelques jours, les différentes semences de riz seront répandues dans les parcelles. Elles germeront, grandiront et seront moissonnées en fin d’été. Cinq mois sont nécessaires pour obtenir une récolte abondante mais une condition est impérative : respecter un niveau d’eau constant et permanent qui doit être surveillé chaque jour.

 

Lorsque la chaleur arrive, les frêles tiges de riz grossissent et se multiplient*. En août, elles donnent des fleurs qui, par autopollinisation, se transforment en grains.  

Les jeunes pousses donnent au « champ » de riz une belle couleur vert  vif. Peu à peu, elle vire au jaune tandis que les tiges lourdes de beaux épis ploient sous le poids des grains. En fin d'été, lorsque ceux-ci sont suffisamment gros et à maturité, l’eau est évacuée laissant les tiges de riz dans la boue. Et ce, deux semaines avant que les chenilles spéciales de la moissonneuse-batteuse puissent y avancer et opérer la récolte.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces photos montrent le riz en fleurs puis en lourds épis mûrs que fauche la moissonneuse. 

 

La moissonneuse laisse la paille sur le terrain. Paille inutilisable qui doit être brûlée à moins qu’elle ne soit utilisée, en infime quantité, au Moulin de Brousse, pour en confectionner du papier de riz.

 

 

 

 

 

La récolte est entreposée dans des silos de séchage, puis décortiquée, soumise à un meulage ou à un étuvage  et enfin mise en sachets pour être vendue.

 

- Riz long blanc, étuvé, complet, rouge ou parfumé

- Duo de riz long :  mélange de riz long étuvé et de riz rouge

- Riz rond blanc

 

La récolte annuelle est fonction de l'assolement, de la quantité de semences et d'eau disponibles.

Ainsi, les superficies ensemencées varient de 40 à 70 ha l'an, ce qui donne un rendement moyen  de 5 à 6 tonnes de riz paddy, soit environ 3 tonnes de riz commercialisable à l'ha. La quantité comercialisable  varie de 120 à 210 tonnes de riz.                                                                                                                                                  

A partir de l'histoire de l'Etang, la culture du riz  a vu le jour en alternative à la crise de la viticulture durement touchée par le

phylloxera. De même que les aléas climatiques encouragent à ne pas en faire une monoculture mais à miser également sur le rendement et la qualité des vignes adjacentes aux rizières.

 

 

 

 

Ainsi, sur l'Etang de Marseillette, les vignobles  produisent annuellement des raisins de qualité, ce qui est le thème du prochain article.(3)

 

Photos de Denise Malis.

 

* En raison du coût  élevé  de la main-d'oeuvre en Europe, il n'est pas possible de déraciner à la main les jeunes pousses et de les repiquer plus espacées afin qu'elles se développent en nombreux épis comme cela se fait dans les pays asiatiques.

Néanmoins, ce qu'on appelle le "tallage", et qui est valable pour toutes les graminées,  s'effectue tout naturellement dans la rizière de Marseillette.

 

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