Un mugissement sourd et profond...
Un mugissement sourd et profond ...
retentit dans l'Arctique.
Avance à pas lourd « l’animal dont la fourrure est comme une barbe ». Un bœuf musqué en quête de domination sur ses congénères. Le combat n’est pas loin. Le vainqueur aura l’honneur et l’avantage de s’accoupler à la femelle qui donnera naissance à un mignon bouvillon. Quittant sa mère, passée la surprise de ce brutal changement de température, le nouveau-né, bien campé sur ses pattes, est aussi sexy qu’élégant ! Déjà revêtu d’une longue pelure laineuse indispensable en ce climat, même si c’est le mois d’août.

Son arme ?
Une épaisse excroissance osseuse entre ses deux cornes.
L’émotion passée, le troupeau se disperse. Le danger est écarté mais pour combien de temps ? Pas grand-chose à redouter des Inuits pour qui il serait tout de même d’un très bon rapport qualité/prix ! La viande et la laine de très bonne qualité amélioreraient leur quotidien. Cette laine, plus fine que le cachemire, ne fait pas moins de 60 cm de long ! Le bœuf musqué étant court sur pattes, sa laine traine sur le sol et le protège comme sous une tente.
Mais les autochtones sont de nos jours moins dangereux pour la gent bovidée musquée que certains infiniment petits, auteurs de ravages insidieux. Ce sont les bactéries identifiées dans les squelettes des bœufs décimés. Ce sont encore des vers issus de larves véhiculées par les escargots que le réchauffement climatique favorise. Ils se logent dans les alvéoles pulmonaires, essoufflent les animaux jusqu’à les affaiblir mortellement. Et c’est bien connu, la maladie génère le stress qui se manifeste sous forme d’hormones … décelées dans la laine la plus proche de leur peau.
Autre conséquence ignorée du dérèglement climatique.
La chaine qu’il engendre est infinie …
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