Olympe et Nicolas  ...

 

Nos deux illustres fondateurs des Droits "humains", Olympe de Gouges et Nicolas de Condorcet se sont sans doute rencontrés. Hasard de l'Histoire, ils ont vécu un temps dans la même rue du 6è ar. à Paris, Rue Servandoni*, presque face à face !

Ils n'avaient qu'à peine cinq ans de différence  et  sont montés sur l'échafaud l'un après l'autre, à un an d'intervalle.

 

Quel destin !

 

                                                                                                                                                                                                      

 

Olympe, y monte la première.

 

Avant que le couperet ne tombe, elle déclare haut et fort :  

 

"Nous avons le droit

 

de monter à l'échafaud,

 

alors nous avons aussi le droit

 

de monter à la Tribune."

 

 

Olympe ... c'est Marie Gouze, connue comme Olympe de Gouges. Elle voit le jour à Montauban en 1748. C'est une femme engagée en littérature et en politique où elle prône l'abolition de l'esclavage. Elle mène un combat sans merci pour la libération des femmes et publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ce qui lui vaut l'échafaud.

 

Nicolas de Condorcet, de cinq ans son ainé (né en 1743), est mathématicien et connu pour son engagement politique. Entre autres écrits, il est condamné en 1793  par la Convention pour  "Esquisse d'un Tableau historique des progrès de l'esprit humain" qu'il a rédigé  au n° 15 de l'actuelle Rue Servandoni où il demeure caché pour  échapper aux révolutionnaires. Il s'enfuit en mars 1794 mais, rattrapé, il est guillotiné à son tour.

L'actuel n° 15 était alors le n° 21, lorsque cette très courte rue se nommait Rue des Fossoyeurs.

 

Ironie de l'Histoire, Olympe de Gouges vit de l'autre côté de la rue, au n° 20 et ce, avant son arrestation qui la conduit à l'échafaud le 3 novembre 1793.

 

L'héritage qu'ils nous ont laissé n'a pas de prix !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image : paristoric.com

 

 

 

* La Rue Servandoni reçoit en 1806 le nom du peintre et architecte florentin qui habite le n°1 en 1766. Sur 170 m. seulement, elle relie la Rue Palatine à la Rue de Vaugirard et date de 1424. On la connait comme l'une des ruelles qui entourent Saint-Sulpice. Au 16è. elle est Rue des Cordiers, du Fer-à-Cheval, puis du Pied-de-Biche et enfin des Fossoyeurs.  

 

Rue Servandoni - 75006 - Paris

Image wikipedia

***

 

  


 


 

 

 

  

 

  
 
 
Type de contenu