La Falaise de Bandiaghara
en Pays Dogon.

Le pays Dogon appartient au Mali.
Il y a de cela très longtemps, la Falaise de Bandiaghara, en pays Dogon, était entourée de forêts dans lesquelles vivaient, de chasse et de cueillette, les Tellems ou Kurumbas ou encore Banas. Il se peut qu’on les ait aussi appelés Pygmées !
s
Est-ce grâce à leur petite taille ... ils s’étaient aménagés un habitat original et surtout protecteur ! La falaise escarpée, haute de 300 m à 600 m., avait été squattée et percée de trous, à une cinquantaine de centimètres de l'entablement rocheux. Trous larges de 70 cm, par lesquels ils grimpaient dans leur logement. Les habitations les plus hautes étaient accessibles par des cordes végétales ou parfois des échelles. Sécurité oblige, en cas de danger, tout cela était retiré et les habitants du rez-de-chaussée étaient hébergés chez les voisins des étages supérieurs.

Photo personnelle

Image : wikipedia
Des cases étaient construites pour y conserver les récoltes et l’on y accédait par une ouverture très haute toujours par mesure de protection contre les hommes et les bêtes.

Image : geo.fr/voyages
Lorsque les Dogons migrèrent du Mandé, territoire du sud-ouest malien, ils rejoignirent les Tellems au cours du 14è siècle. Ce peuple, fort agréable au demeurant, était harcelé sans relâche par les tribus voisines. Vivant d’élevage, les Peuls n’avaient de cesse de vouloir les islamiser. Ce que les Dogons refusaient fermement. Ils décidèrent donc de s’en éloigner et de se retirer entre eux, pour vivre tranquillement.
Ce n’est qu’après le passage de l’armée française (fin du 19è s) contre laquelle ils se battirent courageusement, que les Dogons purent enfin vivre non seulement dans la falaise mais aussi dans la plaine et sur le plateau tandis que les Peuls et leurs troupeaux étaient militairement chassés de ce même territoire. L’islamisation refusée fut remplacée par la christianisation.
C’était dans le premier quart du 20è siècle.
Cela n’empêcha pas les Dogons de continuer à pratiquer l’animisme ancestral, et honorer le « Renard pâle » dont le comportement et les traces de pattes auguraient de l’avenir.
Grâce à la pacific
ation, les Dogons s’installèrent donc aussi sur la petite bande de terre arable au pied de la falaise. Dans la plaine, les façades des maisons "nobles" sont ornées de dessins caractéristiques du pays dogon. Elles sont fermées par d’étroites portes en bois sculpté.
Quant aux hommes ils palabraient et palabrent encore sous le toguna, case ouverte très basse afin qu'ils ne puissent assouvir leur mécontentement par une bagarre !

Image : wikimedia.org
Quelques ruisseaux permettaient de cultiver l’essentiel de leur nourriture tandis que les femmes, réputées coquettes, montaient et descendaient fièrement, calebasse sur la tête, les marches de pierre taillées à flanc de falaise. Elles le font encore !
Limité par le Niger, au nord du Plateau, un site chaotique aussi accidenté accentuait l’isolement des Dogons dont la plaine rejoint la frontière du Burkina Fasso.
Sur la falaise, des peintures ancestrales et symboliques témoignent encore d’une culture initiatique qui contribua également au classement par l'UNESCO de la Falaise de Bandiaghara au Patrimoine Mondial en 2003.

Image : vikidia.org
Le Pays Dogon est un territoire d'une richesse inouie et des centaines de photos ne suffiraient pas à en rendre toute la diversité et la richesse.
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