Robespierre ? Vertu et dérive ...
Robespierre ? Vertu et dérive ...

Défenseur du peuple,
Hostile aux casseurs ,
Dépassé, Robespierre dérape ...
Né en 1758 à Arras, cet avocat, plein de modestie et à la morale irréprochable, est l’idéologue contradictoire et énigmatique qui agit sur l’Histoire. En effet, Maximilien Robespierre est un radical de la modération ! Un radical de la morale chrétienne et de la vertu.
Robespierre un violent ? Que non ! Enfin ... pas tout de suite. Il n’est pas homme d’action mais homme de la parole. Du verbe écrit car il n’est pas non plus un tribun.
Sa revendication pacifique ? Restriction et contrôle du pouvoir en place.
Son principe ? La liberté sous toutes ses formes. Liberté pour tous et, par conséquent, il est aussi contre la peine de mort !
Dictateur de sa rhétorique ? Non. Robespierre n’impose rien. Il acquiert son prestige par le modèle que représente sa vie personnelle. A l’image de ce qu’il prône. Du moins au début ...
Il suggère soit la suppression du Roi, soit un pouvoir citoyen. L’un ou l’autre. Problème : comment créer un pouvoir où le peuple seul est souverain ... tout en maintenant le roi ? Créer une république !
Res publica !
Malheureusement les évènements le dépassent. Les émeutes sont terribles. Alors Robespierre est entrainé plus loin qu’il ne l’aurait imaginé. Entrainé lui aussi dans la violence. Oubliant ses beaux principes, il fait éliminer tous ceux qu’il considère comme des meneurs, ennemis du peuple. Tous ceux qui s’opposent à ses idées. Robespierre, le vertueux, sème la terreur. Il se fait terroriste.
Et pour unifier, rassembler, il invente le culte de l’Etre suprême. Idée forte anticléricale qui s’installe partout. Néanmoins elle perturbe à tel point que ses collègues députés de l’Assemblée ne le comprennent plus du tout. Ils votent sa condamnation. Sans procès.

« Le peuple français reconnaît l'Etre Suprême et l'immortalité de l'âme ».
Cathédrale de Clermont-Ferrand
Robespierre est guillotiné ... au nom de la Liberté ...
1794 - Il a 36 ans.
La France du 21è siècle se retrouverait-elle
en ce « révolutionnaire, terroriste malgré lui » ?
La France ne supporte plus la corruption. La France ne croit plus dans sa classe politique quelle qu’elle soit. La France a désespérément soif d'un régime sain, juste et équitable autant que compétent et responsable. Chaque citoyen désire décider des grandes orientations.
Utopie
ou
tournant majeur de gouvernance ?
Chaque citoyen se veut acteur de la démocratie mais un acteur responsable qui agit sans violence. La violence met la démocratie en grand danger. La responsabilité de tous est engagée.
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