Le 21è s. sera-t-il une médiarchie ?
Arche, en grec, signifie pouvoir et origine. Les médias prennent donc leur pouvoir en ce qu’elles sont à l’origine d’une information.
Nous sommes otages car non libres de choisir ce que nous devons savoir en tant que vérité et authenticité, au plein sens de la démocratie énoncée par Périclès au 5è s. avant J.C.
Libres, nous croyons l’être. Nous sommes cependant influencés, même si nous nous en défendons, par la puissance de l’omniprésence des médias*. Celles-ci sont l’intermédiaire (signification du terme medium) qui, volontairement ou non, nous insuffle des informations auxquelles nous sommes sensibles. Sensibles, dans la mesure où nos sens, que sont l’ouïe et la vue, sont « imprégnés » selon notre capacité et notre volonté à croire ou ne pas croire ce qui nous est offert ! Notre capacité et notre volonté à douter, réfuter, comparer, confronter différentes sources d’information. C’est de notre jugement critique qu’il s’agit !
Le medium utilise le vocabulaire adéquat, l’intonation, les références, l’émotion et l’image. Difficile de l’ignorer. Encore faut-il y être attentif.
Pour choisir, démocratiquement, il faut savoir.
Pour savoir, il faut être informé. D’où le rôle des médias ! On tourne en rond ! De fait, la médiarchie est une condition contemporaine d’existence. Une remise en question des intermédiaires que sont presse, réseaux sociaux, Smartphones, écrans, images, sons, etc.
La publicité qui s’impose avec excès sur nos écrans (de mobiles en particulier) - présentée comme condition de survie financière des médias - démontre que nos données personnelles (data) sont kidnappées, revendues et diffusées … sans notre autorisation. Devenus propriétés des médias malgré nous, cette intrusion et cette captation, ce vol, démontrent aisément combien la liberté de vivre en démocratie est devenue un vain mot. Idée qui se volatilise dangereusement dans la nébuleuse du progrès … Attention !
Les médias, que sont en particulier les journalistes, devraient ne décrire et transmettre que les faits réels vérifiables. Bruts. Sans commentaire personnel, référence à …, comparaison ou jugement. Une banale ponctuation - points de suspension, d’exclamation ou d’interrogation - joue un rôle suggestif involontaire parfois mais toujours efficace. Et ce n’est pas le rôle déontologique des médias.
Serait-ce encore possible de vivre en autarcie complète se voulant totalement libre ? Non.
* Du latin, singulier «medium», pluriel «media». Le terme médias ne devrait prendre ni s ni accent !