Immunité à la Peste Noire.
Immunité à la Peste Noire.
Les rares descendants actuels des non moins rares survivants de la Grande Peste noire médiévale seraient peut-être capables de résister à une nouvelle épidémie. L’étude de leur ADN * a permis de comprendre.
L’ADN prélevé sur les squelettes de l’époque, particulièrement bien protégés dans un environnement favorable, sont porteurs d’une variation génétique récemment découverte.
Variation qui se manifeste pas un allongement de la protéine faisant l'objet de l’étude.
Cela expliquerait la survie des quelques rescapés de la maladie grâce à leur résistance au bacille de Yersin inoculé par les puces véhiculées par les rats.
Survie difficile, souvent impossible, bien que les pouvoirs publics aient décrété des quarantaines**, isolements obligatoire de quarante jours consécutifs.
Une survie inespérée bien que le corps soit capable de créer son auto-défense contre la maladie. Cette défense s’inscrit alors dans son patrimoine génétique.
Néanmoins, si elle semble avoir tendance à diminuer les risques respiratoires, cette variation de l’ADN pourrait accroître le risque de maladies auto-immunes.
La Peste Noire du 14è siècle, qui s’est répandue entre 1348 et 1352 dans toute l'Europe, a fait des ravages considérables et décimé les populations. C'est ce qui a inspiré Peter Bruegel dit l'Ancien, artiste bruxellois célèbre né en 1525 et mort en 1569. Il a traduit sa grande émotion par un tableau, Le Triomphe de la mort.


Le Triomphe de la mort.
Des études scientifiques strictes sur la peste ont pu être menées en Angleterre et au Danemark grâce à la présence de cimetières dédiés, à l'époque de l'épidémie, à l'inhumation des seuls pestiférés. Fort heureusement, en étaient exclus les morts de famine et de tuberculose.
* L'ADN ou Acide Désoxy-ribo-Nucléique est une molécule qui contient l'information génétique (génome) permettant développement, fonctionnement et reproduction des êtres vivants. Carte d'identité du vivant.
** La quarantaine est l'isolement total des malades pour diminuer la rapidité de la contagion. Elle s'applique parfois à toute la population, contaminée ou non en cas de pandémie.
***
































