Manuscrits de Tombouctou.

 

 

 

Manuscrits de Tombouctou.

 

 

 

Image : wikipedia.fr

 

Si les nombreuses fuites de manuscrits très anciens vers l'Europe n'émeuvent pas le moins du monde, l'agression djihadiste du début du troisième millénaire en révolte plus d'un. A Tombouctou, fort heureusement la plupart des manuscrits anciens se trouvaient dans des bibliothèques privées de la ville où les familles de lettrés veillent depuis longtemps sur un tel trésor.

 

Lorsqu'en 2012, les djihadistes détruisent plusieurs mausolées des "333 Saints", érudits dépositaires de grandes connaissances et toujours vénérés par les Touaregs, lorsque ces mêmes vandales  brûlent des ouvrages* de la nouvelle bibliothèque construite en 2009, ces mêmes familles affolées réagissent rapidement en évacuant par malles entières les précieux témoins écrits des connaissances anciennes que fort heureusement elles abritent depuis toujours. Elles sauvent ainsi ce qui demeure d'une gloire passée et peu connue des occidentaux dans des lieux tenus secrets.

 

 

 

Carte du Mali actuel.

 

Au 13è s., les lettrés arrivent du Caire mais aussi des villes africaines pour se former à l'enseignement des 80 Universités de Tombouctou réputées pour leur excellence. Les voyageurs-étudiants sont des médecins, des juges, des professeurs, des commerçants qui échangent l'or et le sel et dont le passage est consigné dans une Chronique** de la vie quotidienne.

 

Image : wikimedia.org

 

Carte médiévale "Au pays des Noirs".

 

Beaucoup plus tard, les Européens qui jusqu'alors avaient tendance à ne reconnaitre que les origines latines et grecques de la culture, avec un grand C, doivent  admettre que :

 

"Au XVIe siècle, Tombouctou n'avait pas sa pareille parmi les villes du pays des Noirs pour la solidité des institutions, les libertés politiques, la pureté des moeurs, la sécurité des personnes et des biens, la compassion envers des étrangers, la courtoisie à l'égard des étudiants et des hommes de science."

 

C'est ce qu'écrit, en 1913, Octave Houdas, professeur à l'Ecole des langues orientales de Paris et traducteur de la Chronique quotidienne.  

 

Image : gallica.bnf.fr/

 

Si la réputation des manuscrits atteint les occidentaux, ils sont souvent objet de réticence des lettrés africains pour qui l'enseignement est depuis toujours obligatoirement oral.

Les textes manuscrits sont-ils tous originaux et uniques ? Certainement pas. En effet les 100.000  exemplaires qui appartiennent à Tombouctou-même sont, pour beaucoup, des copies.

 

Durant des siècles (du 13è au 17è s.), grâce aux déplacements à travers le désert  du Caire à Fès, les lettrés font une pause chez les oulemas de Tombouctou, coeur vivant du Grand Empire du Mali. Les oulémas enseignent et interprètent les textes religieux du Coran. Mais pas seulement.   

 

Ils lisent, analysent, critiquent, corrigent, suggèrent et interprètent les écrits des philosophes grecs de l'Antiquité que les voyageurs apportent avec eux ou racontent.

On sait ainsi que ces savants, arabes ou non,  échangent leurs idées sur l'astronomie et sur les mathématiques qui pourraient déjà être susceptibles de prévoir les phénomènes climatiques les plus effrayants.

 

C'est bien aux copistes qu'on doit l'abondance de manuscrits. Ils consignent non seulement la "connaissance" mais aussi les achats et les ventes d'or, de sel, de troupeaux et de tout produit qui transite par Tombouctou. On connait les poids et les prix. Ils rédigent tout acte, commercial ou non, sur des parchemins de peaux de moutons ou de chèvres mais aussi sur du papier fabriqué en Orient. Ils utilisent l'ajami, mélange d'arabe, bambara, tamachek, peul, haoussa et songhaï que seul un spécialiste des langues africaines peut déchiffrer.

 

Quant aux enfants de Tombouctou****, ils pratiquent déjà l'algèbre avec une facilité déconcertante ! De nombreuses écoles sont très fréquentées au 16è s. mais la mosquée Sankoré, relativement petite, ne reçoit qu'un nombre limité de jeunes élèves.

 

L'érudition scientifique sans limite s'emballe avec fougue et diversité. La sociologie est omniprésente. Elle s'intéresse sérieusement au statut des femmes et à l'émancipation des esclaves autant qu'aux dangers du tabac pour la santé. Le droit des peuples, des Etats et les impératifs de gouvernance sont bien ancrés dans les mentalités.

 

C'est le Siècle d'Or de l'Empire Songhaï - 1458-1597 - que la horde maure, arrivée du Maroc, anéantit par appât des richesses, ruinant et éteignant une civilisation florissante à son apogée. Face à l'invasion destructrice, les familles cachent leurs manuscrits dans des coffres ou des cantines (maintenant en très mauvais état) et les dissimulent en divers endroits du pays, très judicieusement  puisqu'elles parviennent ainsi à les soustraire aux  envahisseurs***.

 

 

 

Image : pluton-magazine.com

 

Tombouctou rayonne sur trois empires.

 

Quant aux mausolées de la "Cité des 333 Saints" dont les plus anciens datent du 14è s., érigés autour de la ville (ou dans de petites mosquées) en tant que protecteurs spirituels de la population, 16 sont classés en 1988 au Patrimoine Mondial  par l'UNESCO.

 

 

 

* La nouvelle bibliothèque ne contient qu'une centaine d'ouvrages "récents" datant des 19è   et 20è s.

 

** C'est le Tarikh es-Sudan  écrit en 1650 par Abderrahmane Es-Sa'di. 

 

*** Lorsque les occidentaux colonisent la ville et la région  au 19è s. et début du 20è s.,  la plupart des manuscrits sont rapidement cachés dans des greniers, des caches et des bibliothèques privées où ils n'ont pas accès et surtout qu'ils ne soupçonnent même pas !

En 2012, au cours de l'invasion djihadiste, la perte s'est ainsi limitée à seulement 5 % des manuscrits.


 

 

**** Tombouctou compte 100.000 habitants au 16è s. et 54.000 en 2021.

 

Image : wikipedia.org

Tombouctou - Mosquée Sankoré au premier plan.

 

 

Image : carmeloanthon.typepad.com

Intérieur de la mosquée Sankoré

 

 

Tombouctou n'est plus la Ville Lumière du passé mais Tombouctou demeure toujours "La mystérieuse" sur  la route du sel.

 

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Surendettement et Mont-de-Piété.

 

Surendettement

 

et

 

Mont-de-Piété.

 

Depuis toujours, soucis financiers et besoin d'argent ont écrasé et écrasent encore nombre de gens de par le monde. Un "prêt contre gage" est instauré il y a fort longtemps afin  de limiter les pratiques d’usure souvent exorbitantes et réprouvées par l'Eglise. 

 

Déposer un objet de valeur, gros ou petit et expertisé sur place,  contre le prêt d’une somme d’argent plus ou moins équivalente à la valeur exacte du gage déposé est une pratique appréciée.  De nos jours, les objets électroniques ne sont pas acceptés. 

Le gage déposé est récupéré contre remboursement du prêt consenti en argent. Si ce n'est fait au bout d’un an, il devient propriété du prêteur, actuellement l’Etat par l’intermédiaire du Crédit Municipal dont la Mairie est actionnaire. La France s'est dotée de 17 Crédits Municipaux.

 

Ce sont entre 30 et 5 millions d’euros, soumis à un taux d’intérêts de 4 à 8 % ajoutés au  remboursement du crédit alloué, qui peuvent être prêtés. Le gage remboursé a la possibilité d'être récupéré à tout moment.

Dans le cas contraire, l’Etat devient propriétaire de l’objet déposé qui rejoint une collection vendue ultérieurement aux enchères publiques et dont le profit entre dans les caisses publiques. Le Crédit Municipal de Paris accorde environ 60 millions de prêts par an sur un total national de 230 millions.

 

 

 

 

Classement des dépots.

 

A Paris, le Crédit Municipal est créé par Théophraste Renaudot (1586-1653) sur l’Ile de la Cité en 1637.

 

Par manque de soutien, le Mont-de-Piété* dont c’est le nom à l’époque de sa création, disparait en 1644 pour être réintroduit au 18è s. en raison de l’augmentation de la pauvreté mais surtout de la demande  d'intérêts excessifs de la part des usuriers. On les appelle les milans**.

 

En 1777,  Richard Lenoir, Lieutenant de police de Louis XVI, transfert l'Institution dans le Marais, dans l’ancien Couvent des Blancs-Manteaux, construit sur les  ruines de l’enceinte de Philippe Auguste détruite à cet endroit précis en 1535. Il en reste les marquages au sol dans la cour.

 

 

 

 

Image :  paris-promeneurs.com/

 

 

Actuellement le Mont-de-Piété est toujours dans le Marais - au 55, rue des Francs-Bourgeois***  (4è ar.).

 

 

 

 

Image :  paris-promeneurs.com

 

M° Rambuteau ou Hôtel de Ville

 

La pudeur, la gêne sinon la honte empêchent de dire qu'on a recours au  Crédit Municipal, le Mont-de-Piété tel qu’il était il y a peu. Sans doute encore moins Mont-de-Pitié, ce qui serait plus exact ! Quant à "Mont" (rien à voir avec une colline)  il est d'origine  italienne  puisque "monte" est "une somme due".

 

Pour biaiser, on va plutôt « Chez ma tante ». D'autant plus astucieux qu’au 17è s., les Belges infortunés disent volontiers que ‘leur oncle’ leur a prêté de l’argent. Plus noble que d'avouer "prêteur sur gage" !

 

On peut aussi « porter au clou » ... censé être le clou auquel jadis on suspend  les objets en attente.

 

 

  • * C’est  en 1577, que le premier Mont-de-Piété de France est créé sur le domaine pontifical d’Avignon.  En cela, il s’inspire du premier lieu d’aide caritative destiné à contrer l’usure, le Monte di Pieta qu’ouvre le moine italien Barnabé di Terni  en 1462.
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  • ** Dans une courte voie de 164 m.,  rue des Ecouffes, appelée aussi rue des Milans, on y voit au moyen-âge une  splendide enseigne de rapace, le milan dit  escofle ou escouffe en vieux français.
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  • L'oiseau de proie est le symbole des usuriers juifs confortablement installés près de la rue des Lombards, banquiers italiens arrivés de Milan pour remplacer les Templiers. En effet, ce sont eux qui prêtent au roi d'importantes sommes d'argent jusqu'à leur extermination au début du 14è s. 
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  • *** Au 13è siècle, les tisserands sont installés dans la rue des Poulies. Pour sécher, les draps sont suspendus en travers de la rue et remontés à l'aide de poulies.
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  • En 1334 y sont ouvertes des "Maisons d'aumônes" destinées à des personnes  affranchies de taxes en raison de leur grande précarité par absence totale de ressources.
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  • Ce sont des francs-bourgeois.
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  • L'une de ces maisons caritatives est transformée en hôpital  dédié à ces bourgeois  miséreux. On le nomme la   " Maison des Francs-Bourgeois ". La rue prend alors le nom de rue des Francs-Bourgeois.
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  • En 1789, elle devient rue des Francs-citoyens. Le terme précédent de "bourgeois" ne signifiait pourtant que l'  "habitant du bourg", sans aucune idée de hiérarchie sociale.
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La civitas parisiorum ou l'embryon de Paris.

 

 

La civitas parisiorum*

ou

l'embryon de Paris.

 

Cessons donc de penser la naissance de la capitale à partir de sa seule archéologie ! Paris n’est pas né des Gaulois ni même des Romains. L’espace dédié à la capitale existe bien avant eux … habité par une tribu en parfaite symbiose avec une nature principalement constituée de forêts et d'eau. La tribu des parisii.

 

Image : wikipedia.fr

 

Pagus parisii

 

Le Pagus  (terme conservé par le Pays Basque) parisiorum est au cœur des sylves profondes aux essences variées qui cernent la petite bourgade. Bien plus tard, ces essences donnent naturellement leurs noms aux localités qui entourent Paris. Le Chesnay, Herblay, Aulnay, Chènevières-sur-Marne et bien d’autres en sont les témoins actuels. Passeurs de mémoire. Hélas, les forêts somptueuses ont laissé place à l'urbanisation.

 

La vie quotidienne des parisii est intimement liée aux éléments naturels qu'ils attribuent, faute de connaissance scientifique, à des divinités censées vivre comme eux mais dotées d'un pouvoir spécifique qu'ils n'ont pas. Eléments naturels inmaîtrisables (parfois effrayants) et divinités se confondent. La foudre, Taranis, est un personnage aux colères terrifiantes. Or, c'est l'harmonie qui assure la survie. Afin d'établir une relation de bon voisinage, ainsi fait-on dans le pagus, il est impératif de lui apporter, ainsi qu'à ses collègues divins,  des offandes de toutes sortes. Reconnaissance et bienveillance divines sont à ce prix. Il n'y a aucune  exception et c'est rassurant.

 

Le parisii vit donc en symbiose avec la nature et les dieux  dont les plus importants sont représentés que le Pilier des Nautes**.

 

Esus le bûcheron,

 

Image : wikipedia.fr

Un des blocs du  Pilier des Nautes.

 

 

Cernunos, le sage,

 

Image : leluft.blogspot.com 

 

et puis aussi Mercure le bien-aimé, protecteur du voyageur à pied et du commerce, de la bonne santé et de l'ingéniosité. Il habite sur la colline nord, Mons Mercoris, futur Montmartre.

 

Photo (C) RMN-Grand Palais) /Jean Schormans

Mercure

 

L'esprit naturel prédomine en cette période de l'Histoire. Il est en chaque être humain pour qui c'est, sans conteste, la vraie vie ou tout au moins la seule qui existe,  protégée bien sûr par les divinités. Il les aime et les craint. Un bonheur tout simple. 

 

Comment le savons-nous ?

 

Au cours du temps, la mémoire collective (ou archaïque) a imprimé en l’homme une connaissance dont la résurgence se manifeste, des siècles plus tard, dans le vécu quotidien. Sans que l’inconscient ne la mette en évidence. Sans que le conscient n’ait l’idée d’établir des liens ! La mémoire des ''civilisateurs'' du néolithique, dont il n’y a aucune transmission écrite, resurgit curieusement au Moyen-Age dans les moniages et dans les contes. Ils mettent en scène des personnages dont le nom et l’action rappellent aussitôt une croyance antique occultée depuis longtemps et qui réapparaît curieusement dans le récit. Ils confirment ainsi les grands mythes d’initiation de nos ancêtres dont on retrouve parfois la représentation grossière dans l'archéologie.

 

Il n’est pas de hasard :

" le folklore est le savoir des peuples."

 

Que signifie la liturgie de la tête coupée dont Saint-Denis céphalophore est l’illustration ? Quelle est la raison d’être des monstres initiateurs à l’étonnante envergure, le Dragon de la Bièvre terrassé par Saint-Marcel ou le Géant Isoré - collègues contemporains ou successeurs probables de divinités antiques - et bien installés sur leurs fiefs parisiens respectifs sacralisés ?

 

Lorsque se propagent les nouvelles croyances monothéistes, elles s’imbriquent aisément au paganisme séculaire, très lentement certes mais tout naturellement, jusqu’à nous envahir d’étonnement et d’évidence ! Non des moindres en sera l’histoire rocambolesque de Saint-Denis ! Mais, bien avant qu'il ne vienne clandestinement évangéliser Lutèce au 3è s., Isis s'est déjà imposée comme la déesse parisii, gauloise, romaine et contemporaine  incontournable dont l'empreinte est encore présente au 21è s. dans la capitale ... N'oublions pas Isoré dont la mémoire s'est imposée par ... la rue de la Tombe Issoire !

 

* La civitas parisiorum, comme l'appellent les envahisseurs Romains, est la cité des parisii. Il semble  incongru d'ajouter un s pluriel à parisii, qui est le nominatif pluriel latin dont la déclinaison donne parisiorum au génitif, le complément de nom français.

 

**  Le  Pilier des Nautes est un monument offert par les bateliers commerçants romains de Lutèce qui naviguent sur la Seine réputée, à l'époque, être un fleuve impétueux et dangereux. Edifié en l'honneur de Jupiter, sous l'empereur Tibère (14 ap.J.C.), il représente les divinités protectrices les plus importantes honorées in situ avant l'arrivée des colonisateurs.

 

Consulter :  Paris, ses mythes d'hier à aujourd'hui. " Petite et grande histoire confondues. Une histoire toute simple."

Ed. Dervy - 1997 - M.F. Arnold.

 

 

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Entre Ciel et Désert, Antoine de Saint-Exupéry.

 

 

Entre ciel et désert,

Antoine de Saint-Exupéry

exulte.     

 

Saint-Exupéry* ne se pose sans doute pas la question du choix tant l'absolu, qui l'envahit au moment où les nuages le portent, le comble de plénitude. 

 

Immensité, silence, paix de l'esprit et de l'âme l'habitent lorsqu'il décolle à ses tout débuts de pilotage puis pour le compte de l'Aéropostale ou de l'Armée de l'Air.

 

 

Image : artsixmic.fr/

 

"J'ai toujours aimé le désert.

On s'asseoit sur une dune de sable.

On ne voit rien. On n'entend rien.

Et cependant quelque chose rayonne en silence ... "

 

Le ciel, la planète, les hommes ? C'est tout son Petit Prince. L'incommensurable de l'Univers et la complexité des humains. Ce Petit Prince exprime avec simplicité toute la philosophie du grand aviateur. Toute la poésie de l'humaniste qu'est cet homme exceptionnel.

 

Ne soyons pas tristes des séparations imposées par la vie, en l'occurence par la mort éventuelle de l'enfant piqué par un serpent. Il s'en va rejoindre sa planète au milieu des étoiles et comme celles-ci seront toujours là-haut, en les contemplant l'aviateur pourra continuer à le voir. Ils communiqueront tout simplement avec les étoiles. Il  ne quittera donc jamais son coeur. L'amitié ? Entre eux elle est indestructible parce qu'ils penseront aux bons moments passés à bavarder ensemble.

 

" On ne voit qu'avec le coeur,

l'essentiel est invisible pour les yeux".

 

Saint-Ex,  comme nous l'appelons tous, exprime à travers l'enfant, et comme aucun autre écrivain, la spontanéité des sentiments. Leur délicatesse. Leur pûreté. Notre cerveau réfléchit, analyse, raisonne mais il en oublie de voir qu'une rose n'est pas uniquement qu'une fleur, un élément botanique terrestre. Une rose, une fleur; c'est également une chose dotée de vie et qui donne, qui offre sa beauté et son parfum sans rien attendre en retour. Comme l'amour entre deux êtres qui s'aiment dé-sespérement. L'amour désintéressé. Aimer vraiment c'est ne rien attendre en retour.

 

L'aiguilleur laisse entendre que si les enfants sont heureux et satisfaits de ce que leur curiosité les fait découvrir, les adultes de la planète Terre ne cessent eux, de courir et s'agiter de manière désordonnée pour obtenir ce qu'ils désirent à un moment donné et s'en désintéressent  dès qu'il l'ont obtenu.

 

Antoine de Saint Exupéry, pilote et poète, aventurier du ciel et sage solitaire dans les sables sahariens, écrivain connu et traduit dans le monde entier, noble prince de la symbolique dans  l'Univers, meurt le 31 Juillet 1944. Il disparaît  en pleine mer.

 

 

Parti en repérage aérien pour préparer le débarquement en Provence, nul ne sait ce qui est arrivé au commandant Saint-Exypupéry ni pourquoi son avion s'écrase. Il disparaît sans laisser la moindre trâce ... jusqu'à ce jour de 2003 où un petit sachet en cuir rouge dissimulé dans des concrétions marines et contenant sa gourmette identitaire en argent  remonte dans les filets d'un pêcheur marseillais. L'émotion est considrable. Tout le monde connaît le pilote. Tout le monde connait le reporter. Tout le monde connait l'écrivain.

 

Tout le monde a lu Le Petit Prince ** ...

 

 

Image : artsixmic.fr/

 

 

A partir de là, les recherches s'organisent activement et les plongeurs localisent enfin l'épave de son avion à proximité des calanques de Marseille à 100 m de fond.

 

 

 

 

Image : le-scaphandrier.blog4ever.

 

 

* Saint-Exupéry nait le 29.06.1900 à Lyon et, après une scolarité un peu « rêveuse » et  un échec à l’Ecole navale, il envisage les Beaux-arts et l’architecture. Le sort en décide autrement car, pendant son service militaire, il devient pilote. En 1926, la Compagnie Latécoère (future Aéropostale), l’engage pour transporter le courrier de France au Sénégal puis en Amérique Latine. Cela ne lui suffit pas. Il écrit. Publie Courrier Sud en 1929 et Vol de Nuit en 1931.

Il décide alors de se tourner vers le journalisme et le reportage et part au Viet Nam, à Moscou puis en Espagne après avoir reçu le Grand Prix de l'Académie Française en 1939 pour son roman Terre des hommes.

La guerre déclarée, il est affecté à une escadrille de reconnaissance dans l’Armée de l’Air et en 1940 s’envole pour New York où il se fait porte-voix de la Résistance Française, espérant  que les U.S.A. s’engagent à nos côtés.

En 1944, il est chargé de reconnaissances photographiques aériennes pour programmer un débarquement éventuel en Provence. Et c’est là sa dernière mission.

 

Son Lockheed Lightning  s'abime en mer.

 

 

Image : plus.randomania.fr

 

Abattu par les Allemands ou victime d’une panne ?

On ne le saura jamais.

 

** Il écrit Le Petit Prince lors de son passage à New-York en 1940 et l’y fait publier en 1943. Il l’est en France en 1946.

 

Saint-Exupéry, c'est Le Petit Prince !

 

Amoureux du désert et de la réflexion qu'il inspire, poète amoureux des autres en tant qu'humaniste accompli.

 

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La dernière zone de glace.

 

« La dernière zone de glace ».

 

Face à la fonte inexorable des glaces de la banquise* pérenne de l'Arctique ou "banquise de mer", face à la dislocation accélérée des arches** de glace qui la soutiennent et à leur extinction possible, le Gouvernement canadien délimite en 2019 une immense "Zone de protection marine".

 

Image : levif.be/actualite/

Effondrement d'une arche de glace.

Situé au nord du Groenland et de l’île d’Ellesmere, ce territoire interdit s’appelle :

Tuvaijuittuq.

« Endroit où la glace ne fond jamais ».

Image : cbc.ca/news/politics/

Ce qui sera, si c’est encore possible ( ?),  le lieu où la survie et la reproduction des poissons, des phoques et des morses ainsi que des ours blancs, pourraient être momentanément assurées. Toute installation ou activité humaine y est strictement interdite jusqu’en 2024.

Laisser la faune survivre !

Laisser la faune vivre !

Si les ours sont menacés, ils migreront, et le font déjà, vers les premiers villages à la recherche de nourriture. D’autres espèces sont vouées à la mort par dénutrition, noyade ou perte d’abri. Et cependant, aux environs de 2.500 ans avant J.C., la vie existe. Les Inuits peuplent les lieux, vivant de caribous, de poissons et  bœufs musqués. Cette même vie est devenue impossible. Les Inuits sont partis.

 

Comme risquent de disparaître les algues***, indispensables à une vie  aquatique qui contribue à équilibrer l'écosystème, réguler le cycle du carbone et de l'oxygène.   Néanmoins, c'est toute la planète qui doit impérativement se mobiliser pour enrayer le réchauffement climatique qui s'emballe sinon toute action locale est vouée à l'échec.

 

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  • * La glace de la banquise marine est déjà constituée d’eau de mer ; ainsi, lorsqu’elle fond elle ne fait pas augmenter le niveau des mers. Elle restitue ! C’est la banquise dite saisonnière, composée d’eau douce, qui en fondant  se mêle aux eaux plus chaudes des régions du sud et augmente le niveau des mers. Processus précurseur de catastrophe.
  • L’eau de mer doit atteindre -18° pour que la banquise pérenne se reforme. L’eau salée se solidifie en dessous de 0
  •  
  • ** Les arches se forment quand la température descend considérablement. Elles maintiennent la banquise marine, ou pérenne, et bloquent le détroit par lequel les blocs de banquise saisonnière circulent vers le sud par un passage d’une quarantaine de kilomètres de large, entre l’ile d’Ellesmere et le Groenland

*** Les algues sont une multitude d'espèces végétales différentes,  comestibles ou toxiques, utiles comme engrais pour certaines.

Et comme dans la Nature, tout est inextricablement lié en un système d'une organisation éblouissante qu'ignore à ses dépens l'être humain, la fonte glaciaire dérègle évidemment le fonctionnement  naturel et bénéfique du Golfe Stream.

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La violence et Dom Helder Camara.

 

 

La violence

et

Dom Helder Camara

 

 

 

 

Image : wikipedia.fr

 

 

 

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

 

Texte paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 232

 

 

Image : erasmusu.com/fr

 

Bidonvilles, appelés localement favelas.

 

Emu, révolté par la pauvreté* dans le monde, la pauvreté au Brésil et dans son diocèse en particulier, à Recife, l'archevêque Dom Helder Camara (1909-1999) critique ouvertement la dictature militaire qui tente de le museler et le qualifie d' "évêque rouge".

 

Qu'à cela ne tienne, il réplique :

 

« Je nourris un pauvre et l'on me dit que je suis un saint. Je demande pourquoi le pauvre n'a pas de quoi se nourrir et l'on me traite de communiste. »

 

 

 

         

 

 

Image :  erasmusu.com/fr

 

Favelas

 

Dom Helder Camara est un non-violent, à l'instar de Martin Luther King et de Gandhi**. Opposé à la dictature des généraux qui s'instaure en 1964 et durera une vingtaine d'années, il fait des conférences à l'étranger pour dénoncer la pauvreté dans le monde et l'insalubrité des conditions de vie de millions de déshérités, les ventes d'armes au Brésil ainsi que la guerre au Viet Nam.

 

Ce qui n'a pas l'heur de plaire à l'épiscopat*** de son pays !

 

Et Dom Helder Camara n'est pas seul à prôner une réforme sociale. Joao Goulart, leader du parti travailliste brésilien, se fait aussi accuser de communisme. La bourgeoisie et les militaires s'organisent pour imposer une diactature afin de lutter contre la subversion de la menace communiste ... totalement infondée ! Les "années de plomb" (1969-1974) sont les plus répressives mais peu à peu les étudiants et l'opinion se retournent contre les 5 généraux qui se sont succèdés. Ils parviennent à faire tomber définitivement le gouvernement militaire. Aucun de ses membres, ainsi que ses boureaux, n'est jugé. Presque tous amnistiés ...

 

 

 

* La pauvreté qui fait mourir de froid des centaines de malheureux révolte un autre prêtre, français, en 1954.

 

** Le 20è s. est marqué par la présence de grands hommes profondément humains, humanistes autant que courageux. Comme Ghandi, Dom Helder Camara vit avec une grande sobriété et provoque un profond respect dans le monde latino-américain en particulier. Le Dalaï Lama  milite pour l'accession à l'indépendance des peuples, non par la guerre mais par la non violence.

 

*** Le Vatican reconnait son engagement et son dossier de béatification est en cours depuis 2019.

 

 

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La lune et le réchauffement climatique.

 

                

La lune et le réchauffement climatique.

 

 

Des chercheurs* géophysiciens ont découvert que l'intensité de dégagement  du méthane, gaz  contenu dans les sédiments sous-marins et gros producteur de CO2, est  modifiée par les marées. Le méthane s'échappe en plus ou moins grande quantité selon l'action des différentes phases de la lune, responsable des marées.

 

 

 

Photo: Maja Sojtaric Credit

 

 

Pleine lune à Tromso - Norvège

 

La lune exerce l'attraction de la terre qui se trouve au fond des océans. Moins ils sont profonds,  plus l'attraction gravitationnelle est forte.  

Dans l'Arctique, les récentes mesures ont montré que le rejet direct du méthane dans l'atmosphère est plus intense lorsque la pression de l'eau diminue, donc  en marée basse. Il s'échappe plus facilement.

 

La pression importante exercée par la marée haute diminue la décharge du gaz  emprisonné dans les sédiments.

 

La lune, via le méthane, contribue donc directement, elle aussi, au réchauffement climatique ! Avec notre satellite, nous formons un duo responsable.

C'est une découverte qui, dorénavant, va devoir obliger les spécialistes à prendre en compte l'intervention de notre satellite dans les calculs prédictifs du réchauffement climatique. Certes le phénomène n'est pas nouveau, il a toujours existé mais nous le découvrons seulement maintenant et la situation planétaire est telle qu'il est impossible de l'ignorer.

 

Dans quelques années, les calculs de Co2 dans l'atmosphère devront aussi tenir compte de  l'élévation du niveau des océans, déja amorcée. Exercant une plus forte pression sur les fonds sédimenteux chargés de méthane, ils devraient en diminuer un peu la quantité dégagée.

La submersion marine, est plus facile à imaginer.

 

Elle est inévitable.

 

Depuis quelques années déjà, on constate une accélération redoutable du dégagement de méthane sur les  gigantesques étendues de permafrost en cours de dégel accéléré.

 

Les prévisions alarmantes estiment à 2° - au minimum - l'augmentation des températures sur l'emsemble de la planète.

Nous en sommes à 1°5 actuellement et voici  le résultat !

 

La Nature, une chaine ?

 

Evidemment.

 

 

*Andreia Plaza-Faverola, géophysicien à l'Université de Tromso en Norvège est l'un des auteurs de cette enquête, publiée dans phys.org/news/2020-12

 

 

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2021

 

 

2021

 

 

 

 

 

La nouvelle année qui, pour la majorité des pays de la planète, débute le 1er Janvier, s'accompagne de petits cadeaux dont le plus symbolique est appelé "étrennes".

 

Si nous étions dans la Rome antique, c'est une branche de verveine que nous devrions nous offrir en guise d'étrennes après avoir fait la fête et beaucoup de bruit pour effrayer et chasser les mauvais esprits susceptibles d'affecter cette nouvelle année. Nous en avons d'ailleurs gardé la coutume sans trop en savoir la raison. Oublier les soucis de l'année qui se termine et commencer une nouvelle période par la joie et les embrassades, la musique et la danse c'est éloigner  bruyamment  les ennuis éventuels  par le bruit des pétards et des feux d'artifice*.

 

 

 

 

Image :carlanucchia.unblog.fr

 

 

Revenons à la Rome antique !

 

A la Déesse Strena d'où dérive le mot "étrennes", est dédié un bois sacré où pousse de la verveine dont les propriétés médicinales sont reconnues. Une branche de verveine offerte pour la nouvelle année signifie présenter ses voeux de bonheur grâce à une bonne santé. Outre la verveine, ce sont ensuite des figues, du  miel, des dattes ... fruits censés apporter une douceur de vivre.

Douceur également souhaitée aux magistrats qui les reçoivent en cadeaux ... incités, de ce fait,  à des jugements plus conciliants ... Le message est clair !

 

 

Image : templedeparis.fr

 

Lampe à huile en terre cuite - 27 av. J.C.

Sur le bouclier sont inscrits les voeux de bonne année.

 

 

Avec le temps, la tradition du don persiste mais la nature des étrennes évolue. On choisit des objets de plus de valeur : pièces de monnaie**, petits bijoux et, au 21è s. ... il n'y a plus de limite à l'imagination. L'idée des étrennes étant païenne, l'Eglise y met son veto en 587, sans effacer pour autant la coutume.

Seule, la Révolution française parvient à l'interdire ! Le 27 novembre 1789, l'Assemblée Nationale réprime tout cadeau offert aux agents de l'Etat sous peine d'être accusés de corruption.

 

A Paris, un Arrêté préfectoral de 1955 reprend l'interdiction des étrennes pour les éboueurs, postiers, pompiers, etc... alors que les habitants, loin d'eux l'idée de corruption,  les considèraient comme un remerciement. Dans bon nombre de villes françaises où la coutume persiste toujours***, les étrennes ont lieu sous forme d'échange.  Un  calendrier en tient lieu.  Celui de La Poste étant le plus connu.

 

 

 

 

* Les feux d'artifice grandioses profitent avantageusement de décors historiques pour attirer des foules nombreuses au passage de l'année nouvelle. Tout autant qu'au 14 juillet en France.

** Avec le temps, l'argent qui n'est plus "sonnant et trébuchant" prend le pas sur les objets.

 

*** Stoppée malheureusement en 2020 en raison de l'épidémie de Covid 19.

 

 

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Traditionnelle fête de la roselle à Taïwan.

 

Traditionnelle fête

de la roselle à Taïwan.

 

Image : taïwaninfo.nat.gov.tw/

Aimable crédit de Liberty Times News.

Adolescents du peuple Paiwan*

Le district taïwanais de Taitung ayant prévu une promotion pour son tourisme local, des adolescents organisent la cueillette de la roselle, fleur d'hibiscus**, qui entre dans la composition de boulettes de riz gluant, incorporées dans un plat salé ou sucré à moins que ce ne soit dans des produits de santé. 

Image : blog.interflora.fr

Fleur d'hibiscus.

Image : freepng.fr/

Boutons de roselle.

Taitung se situe sur la côte sud est de l'ile de Taïwan, en bordure de l'Océan Pacifique.

Image : wikimedia.org

* Le "peuple paiwan", comme il se nomme, est une ethnie aborigène austronésienne*** qui, comme les autres ethnies aborigènes de l'ile, a profité de l'arrivée de congrégations catholiques et presbytériennes chassées par le communisme chinois. Cela leur permit de sortir de l'obscurantisme imposé par l'occupant chinois, puis japonais qui rétrocéda enfin  l'île (appelée Formose) en 1945. 

Ces aborigènes font maintenant fièrement reconnaître et connaître leur culture lors de fêtes traditionnelles qu'apprécient les touristes.

Image : wikipedia.org/

Carte de répartition des ethnies.

Image : sanzabl01a.wordpress.com/

Panneau mural sculpté jelep (droit) –

Maison de Wang Lung-ch’eng –

Maison des hommes qui tient lieu de temple chez les Rukaï.

Image : garlandmag;com/article/paiwan/

Cortège traditionnel de mariage.

** L'hibiscus, dont le nom change en fonction du pays où il fleurit, s'appelle aussi roselle ou encore oseille de Guinée. En Egypte, la boisson rafraichissante bien connue des touristes, est appelée karkadé (carcadet). Elle est composée de calices de fleurs séchées.

Cette plante, facile à vivre en climat tropical, est très répandue en Afrique et en Asie. 

*** Précédant la langue indo-européenne, l'austronésien est essentiellement un groupe ethno linguistique dont on estime l'origine à environ 5.000 ans avant J.C.    Il est constitué d'environ 1.200 langues réparties  de Madagascar aux Iles Hawaï. Il recouvre également la totalité des iles indonésiennes, malaisiennes, mélanésiennes, etc.

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" Pillar box " et cabine téléphonique.

 

 

  "Pillar box"

 

et

 

cabine téléphonique.

 

et

 

La Pillar box est une ingénieuse idée britannique consistant à placer en bordure de trottoir  une grande boite, élevée comme une colonne,  afin qu'un automobiliste puisse poster son courrier sans descendre de voiture !

 

 

 

 

Image wikipedia

 

 

 

Edward VII  -  1905

 

La  Pillar box arbore les initiales du souverain régnant à l'époque où elle est installée.

 

 

 

 

Image : wikipedia

 

 

George VI et Elisabeth II

 

De très nombreuses pillar boxes datent de George VI, le père de la Reine Elisabeth II. La plus ancienne, qui datait de la Reine Victoria*, est pieusement conservée comme Monument historique dans un musée.

Quelques unes survivent encore dans les iles britanniques.

 

 

 

 

Imge : wikipedia

 

 

 

 

Reine Victoria

Pillar box  à Guernesey

 

 

De couleur rouge en Angleterre, différente ailleurs, implantée dans toutes les colonies de la couronne, la Pillar box postale faisait souvent équipe avec la cabine téléphonique, également rouge pour être repérée de loin,

 

 

 

Image : au-fil-de-l-autre.com

 

 

 

En 2021, les cabines téléphoniques** ne sont plus indispensables. Elles ont été très utiles et omniprésentes sur les trottoirs jusqu'à ce que le téléphone portable les remplace. Qu'à cela ne tienne, elles vivent une seconde vie dans les intérieurs londoniens très conservateurs. Quand ce n'est dans les jardins de particuliers où elles représentent fièrement le passé.

Des milliers de cabines ont rapidement été vendues,  et le sont encore, mais elles se font rares. Elles seront dans peu de temps objets de collection et coûteront de plus en plus cher. Il n'est pas rare qu'elles soit vendues en ligne la bagatelle de 5.000 euros.

 

 

* La Reine Victoria règne de 1837 à 1901. Lien sur textile

 

** Sir Giles Gilbert Scott,  architecte britannique, crée la cabine royale téléhonique  en 1935, en tant que lauréat du concours lancé par la Poste anglaise pour définir le design de la cabine référence destinée à remplacer la toute première cabine (1921) conçue en forme de pagode. Or, son coût élevé dissuade la Poste d'en fabriquer pour tout le royaume et la destine uniquement à la ville de Londres.

 

 

 

La couronne royale est présente partout et si les cabines historiques ne font plus partie du paysage, le bien connu " fish and chips " n'est pas du tout anglais tandis qu'au contraire la tradition du thé, l'indétrônable  five o'clock  perdure !                                                       

 

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